Joseph Kabila Kabange sonne le glas du silence. A l’aube de la levée de son immunité parlementaire et de l’autorisation des poursuites judiciaires à son encontre, l’ancien Président de la République démocratique du Congo va s’exprimer ce vendredi 23 mai, sur l’état de la Nation.
Au cours de cette plénière du 22 mai, 88 sénateurs ont voté pour la levée des immunités de Joseph Kabila sur 96 votants. Seuls cinq (5) ont voté contre tandis que trois bulletins nuls ont été enregistrés, soit aucune abstention. Ce vote traduit la décision du Sénat d’autoriser la justice militaire à engager des poursuites à son encontre.
Le mois dernier, le ministre de la Justice, Constant Mutamba avait saisi la justice militaire afin d’engager des poursuites contre l’ancien Chef de l’État et sénateur à vie « pour sa participation directe » au mouvement AFC/M23 dans le contexte d’intensification du conflit dans l’est de la RDC. Le procureur général de l’armée congolaise avait alors déposé une requête auprès de la Chambre haute du Parlement pour réclamer la levée de son immunité, l’accusant de « trahison, crimes de guerre, crimes contre l’humanité et participation à un mouvement insurrectionnel ».
Personnage secret et taiseux, l’ancien Président de la République a annoncé en avril dernier, la fin de son exil et son prochain retour au pays, via la ville de Goma, une zone contrôlée par les rebelles de l’AFC-M23, un groupe armé soutenu par le Rwanda et dont il lui était reproché la collusion. Pour Kinshasa, cette décision renforçait les soupçons et les accusations portées contre lui.
Dans la foulée, les services de sécurité ont perquisitionné les propriétés privées de l’ancien Président de la RDC notamment ses résidences de Kingakati à Kinshasa, et Kashamata à Lubumbashi, dans le Haut-Katanga.




















































