Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé de renforcer les actions contre la fraude et la contrebande minière, des fléaux qui affectent gravement le secteur extractif du pays.
Cet engagement se matérialise par la mise en place d’un nouveau comité de la Commission Nationale de Lutte contre la Fraude et la Contrebande Minière (CNLFM), dont le mandat a été élargi grâce à la collaboration des ministères des Mines, de l’Intérieur, de la Défense et de la Justice.
Lors de l’installation de ce comité, dirigé par l’Inspecteur général des mines, Didier Kaku Kingwabidi, le ministre des Mines, Kizito Pakabomba, a affirmé que la RDC a franchi une étape cruciale dans la lutte contre la fraude et la contrebande minière. Cet effort vise à assainir le secteur et à renforcer l’autorité de l’État.
Les stratégies de la CNLFM incluent :
- Une coordination renforcée entre les institutions de régulation et les forces de sécurité;
- Un contrôle rigoureux des chaînes de production et de commercialisation de l’or, du diamant et du cuivre et du cobalt;
- L’optimisation des recettes fiscales et douanières;
- Le déploiement de technologies de traçabilité;
- Une coopération régionale accrue, notamment avec la CIRGL, pour endiguer les circuits illicites;
- La valorisation de l’image des minerais congolais par une exploitation transparente, conforme aux normes internationales.
En avril, lors de la réunion de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL) à Lusaka, la RDC a obtenu l’établissement d’une commission d’enquête en réponse aux nombreuses dénonciations concernant la contrebande persistante de minerais congolais vers le Rwanda.
Le ministre Kizito Pakabomba a salué cette initiative comme un pas important vers la justice économique et la préservation de la souveraineté minière de la RDC. Il a également appelé les États membres à renforcer leur coopération pour l’application du mécanisme régional de traçabilité des minerais.




















































