Alors que les affrontements entre les rebelles de l’AFC-M23 et les forces Wazalendo se poursuivent autour d’Uvira, où se trouve le siège provisoire de l’administration provinciale du Sud-Kivu, les autorités burundaises ont pris une décision radicale.
Dorénavant, tous les documents de voyage émis par les rebelles, qui contrôlent plusieurs villes du Nord et du Sud-Kivu, sont systématiquement rejetés.
Dans un télégramme officiel, le ministère burundais de l’Intérieur, du Développement communautaire et de la Sécurité publique, justifie cette mesure en se référant à l’article 5 du décret-loi n°1/25 du 25 novembre 2021, relatif à la réglementation des migrations au Burundi.
Déjà, sept personnes ont été refusées d’entrer sur le territoire burundais en raison de documents portant des cachets de sortie émanant des autorités de l’administration parallèle installée dans les zones occupées. Pour le Burundi, elles sont illégitimes.
Depuis début 2025, un afflux massif de réfugiés congolais a été enregistré au Burundi, principalement fuyant les violences dans l’est de la RDC.
Selon les données de l’agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), plus de 71 000 personnes ont traversé la frontière depuis janvier, ce qui représente le plus important afflux que le pays ait connu depuis des décennies.




















































