Le gouvernement des États-Unis d’Amérique et la société rwandaise Trinity Metals Limited, spécialisée dans l’exploitation minière et l’exploration d’étain, de tungstène et/ou de tantale (3T), ont signé, le mardi 12 mai, une lettre d’intention marquant le début d’une nouvelle coopération.
Selon l’administration américaine, représentée par Kim Harrington du Bureau des ressources énergétiques du Département d’État, cette initiative vise à établir une nouvelle chaîne d’approvisionnement en étain directement depuis le Rwanda vers les États-Unis, renforçant ainsi la sécurité nationale grâce à une meilleure maîtrise des ressources critiques.
Cette collaboration entre Washington et Kigali s’inscrit dans une démarche plus large de rapatriement des activités industrielles sur le sol américain.
Ces derniers mois, deux délégations américaines de haut niveau ont visité les installations de Trinity Metals, soulignant l’intérêt international croissant pour le secteur minier rwandais.
Le 21 mars 2025, Trinity accueillait Ronnie Jackson, membre du Congrès américain, ainsi que sa délégation. Quelques semaines plus tard, le 9 avril 2025, Massad Boulos, conseiller principal pour l’Afrique du Président Donald Trump, et Corina Sanders, secrétaire d’État adjointe aux affaires africaines, se rendaient également sur le site de cette entreprise.
Pour cette société minière de premier plan au Rwanda, ces visites ont été l’occasion de mettre en avant l’innovation, la responsabilité et le potentiel de l’industrie minière rwandaise. Elles ont également permis de montrer que le Rwanda possède de vastes réserves souterraines susceptibles de conduire à un approvisionnement durable en minéraux essentiels, très demandés pour les générations futures.
Parallèlement, les États-Unis sont présents en République démocratique du Congo à travers Alphamin, le plus grand producteur d’étain à Bisie, dans le Nord-Kivu. En 2024, Bisie a produit 17 300 tonnes de minerai de cassitérite, soit environ 6 % de l’approvisionnement mondial, selon la société de courtage chinoise First Futures Co.
Cet accord intervient dans un contexte où la République démocratique du Congo et les États-Unis sont en pourparlers pour un accord minier proposé par l’administration Tshisekedi en échange d’un soutien sécuritaire américain.




















































