Alors que le ministre de la Justice, Constant Mutamba, est soupçonné de malversations financières dans le cadre du projet de construction d’une prison à Kisangani, dans la province de la Tshopo, le ministère des Finances se dédouane.
D’emblée, le ministère des Finances indique qu’aucun paiement n’a été effectué, ni par le Trésor public ni à partir d’un compte relevant de sa gestion, en rapport avec le projet de construction d’une prison à Kisangani, tel que répandu sur les réseaux sociaux.
« Ce dossier n’a été pris en charge ni de près ni de loin par les services du ministère des Finances », précise un communiqué du cabinet de Doudou Fwamba Likunde, qui reconnaît néanmoins l’existence de comptes bancaires dédiés à des projets spécifiques et de comptes spéciaux, qui ne relèvent pas de sa compétence.
En conséquence, souligne la même source, « s’il s’avère qu’un tel paiement a été effectué, la source de financement serait donc ailleurs ».
Pour résoudre cette problématique, le ministre des Finances a laissé entendre que le conseil des ministres a récemment approuvé la réforme en cours sur le Compte Unique du Trésor. Il a en outre vanté les avancées « majeures » en matière de lutte contre les détournements, la corruption et le blanchiment des capitaux depuis l’investiture du gouvernement Suminwa en juin 2024.
Cette avancée se traduit par le fonctionnement du dispositif de lutte mis en place ainsi que par leur renforcement régulier afin de s’aligner sur les meilleurs standards internationaux.
« Et, si un risque est identifié, une réponse adéquate est immédiatement apportée. Telles sont les missions des organes comme la Cellule nationale des renseignements financiers (CENAREF), le Comité national de mise en œuvre des sanctions financières ciblées (CONASAFIC), le Comité consultatif de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (COLUB) et autres, relevant de la galaxie du ministère des Finances », martèle la mise au point du ministère.
Pour sa part, l’argentier de la RDC a réaffirmé son attachement à une gestion rigoureuse, transparente et crédible des finances publiques, conformément aux règles en vigueur.




















































