Le Président Félix Tshisekedi a haussé le ton sur le gouvernement face au retard accumulé pour la mise en place des mesures d’application des ordonnances portant promotion de l’entrepreneuriat, des startups et de l’artisanat en République Démocratique du Congo.
Lors de la réunion du Conseil des ministres du 20 décembre 2024, il avait attiré l’attention du gouvernement sur l’urgence d’accélérer le développement de l’entrepreneuriat national qui, en plus d’être une priorité économique, est un levier stratégique pour l’emploi, l’innovation, l’industrialisation, et la transformation structurelle de l’économie.
« Si l’élaboration de la feuille de route alignée sur le Programme National de Développement de l’Entrepreneuriat Congolais (PRONADEC), peut être considérée comme des efforts fournis, il n’en demeure pas moins que les mesures concrètes ne sont toujours pas prises », a-t-il fustigé.
Félix Tshisekedi estime que ce retard freine l’émergence d’un écosystème entrepreneurial robuste, dynamique et inclusif, capable de mobiliser les talents, de capter les opportunités d’investissement, et de valoriser les potentialités inestimables du pays.
« En ces temps de mutations profondes, l’entrepreneuriat national doit s’imposer comme un pilier de notre souveraineté économique et de notre résilience collective », a déclaré le Chef de l’Etat qui juge insuffisantes, les mesures prises par le gouvernement pour accompagner les entrepreneurs congolais.
« L’entrepreneuriat n’est pas un luxe, mais une véritable nécessité stratégique. Là où certains perçoivent des contraintes, nos entrepreneurs doivent être encouragés à identifier des opportunités dans l’agriculture, l’économie numérique, l’économie verte, l’industrie locale, le tourisme et de nombreux autres secteurs porteurs. Il incombe au gouvernement de mettre en place le cadre adéquat pour cela », a-t-il préconisé soulignant que cette insistance constitue un dernier avertissement à son instruction adressée au gouvernement.
En conséquence, le Président Tshisekedi a instruit la Première ministre, Judith Suminwa, avec l’appui actif de son cabinet, à mobiliser immédiatement les ministres des Finances, de l’Industrie et du Développement des Petites et Moyennes Entreprises, et Petites et Moyennes Industries ainsi que du Commerce Extérieur pour lever les obstacles administratifs ou techniques pouvant entraver la mise en œuvre effective de ces mesures, et parachever ainsi ledit processus.
« Les mesures d’application des Ordonnances-Lois précitées doivent être adoptées sans délai, afin de créer les conditions institutionnelles, juridiques et financières propices à un véritable essor de l’entrepreneuriat national », a-t-il martelé.




















































