Le président américain, Donald Trump a annoncé le week-end dernier, un financement allant jusqu’à 6 milliards de dollars américains en faveur du corridor de Lobito, un projet phare de son prédécesseur, Joe Biden pour transporter les minerais extraits en République démocratique du Congo.
« L’administration Trump soutient le corridor de Lobito. (…) Cet investissement est jugé très important par les USA. Il continue de soutenir la priorité de l’administration : rendre l’Amérique plus sûre, plus forte et plus prospère. Les USA vont investir plus de six milliards de dollars dans le corridor angolais de Lobito, qui permettra essentiellement de transporter de magnifiques minerais depuis le Congo, l’Angola et plusieurs autres pays », a confirmé le locataire de la Blanche Maison qui a affirmé vouloir « faire de belles choses tout en gardant la paix ».
« Nous avons, je crois, une excellente nouvelle à venir avec le Rwanda et le Congo. Je pense que vous allez voir la paix au Rwanda et au Congo, et dans quelques autres pays de la région. Ce serait une chose parfaite. Nous espérons vraiment que cela va se concrétiser », a-t-il ajouté.
En décembre 2024, l’ex-président américain, Joe Biden, se rendait en Angola pour la première visite d’un président américain sur le continent depuis 2015. Il avait alors annoncé un financement supplémentaire de 600 millions de dollars pour le développement du corridor de Lobito.

Cependant, les coupes budgétaires de Trump avaient suscité des inquiétudes concernant des projets comme celui de Lobito, qui prévoit des projets en Angola, en République démocratique du Congo et en Zambie. Une partie de l’USAID (l’aide américaine au développement) servait au projet Lobito pour des études environnementales.
Le Corridor Lobito, infrastructure ferroviaire et portuaire stratégique reliant l’Angola, la RDC et la Zambie, est devenu le centre des discussions géopolitiques et économiques en Afrique australe. Ce projet d’envergure, d’un coût initial estimé à 1,6 milliard de dollars, bénéficie du soutien des États-Unis, de la Banque africaine de développement (BAD) et d’un consortium privé chargé de son exploitation.
Le Corridor Lobito vise à moderniser et à exploiter pleinement les 1 289 kilomètres de voie ferroviaire reliant le port de Lobito, sur la côte atlantique de l’Angola, à la frontière congolaise, tout en réhabilitant un port minéral dédié à l’exportation de ressources stratégiques comme le cuivre et le cobalt.
Ce projet représente une opportunité sans précédent pour la RDC et la Zambie, offrant une voie d’accès alternative et plus courte aux marchés mondiaux. Le corridor dessert également des régions essentielles de l’Angola, telles que Benguela, Huambo, Bie et Moxico, où vivent 40 % de la population angolaise, et où les investissements dans l’agriculture et le commerce de détail connaissent une croissance significative.
Pour la République démocratique du Congo (RDC), les enjeux sont à la fois économiques et sécuritaires. Kinshasa vise jusqu’à 30 000 emplois et espère que le corridor va réduire les coûts logistiques pour les exportateurs.




















































