La ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu contrôlée par les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo, une coalition des groupes armés dont le M23, est séparée d’autres villes du pays suite à la fermeture de l’aéroport international du même nom.
Alors que la rébellion, sommée par la communauté internationale, avait lancé depuis quelques semaines les travaux de déminage, le récent accrochage avec lés présumés combattants Wazalendo, dans la nuit du vendredi 11 avril, altère la poursuite des travaux en cours.
Dans un communiqué publié le 12 avril, l’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23) indique que plusieurs tentatives récentes des forces coalisées de Kinshasa de reprendre le contrôle de Goma, contreviennent aux engagements existants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et ralentissent la mise en œuvre du projet de réhabilitation de l’aéroport de Goma. L’AFC-M23 a ainsi exigé le retrait immédiat des troupes de la mission militaire de la SADC, encore présente à Goma.
Lors des affrontements qui ont précédé la chute de Goma, des installations de cette importante infrastructure aéroportuaire ont été partiellement détruites. Le tarmac est la première zone où le déminage est effectué. Cela consiste à détecter et détruire les engins explosifs sur le site. Cependant, d’autres mines restent présentes aux alentours, en raison de l’ampleur des affrontements qui s’y étaient déroulés opposant les rebelles, soutenus par le Rwanda, à l’armée congolaise appuyée par ses alliés. Cela constitue une menace sérieuse, rendant impraticable la voie d’accès à la piste.
Les dégâts causés par la guerre sont considérables : tour de contrôle saccagée, infrastructures endommagées et bureaux pillés. Près de trois après la prise de Goma , l’incertitude plane toujours quant à la reprise des vols.
La tour de contrôle, un édifice moderne de 26 mètres construit en 2021 grâce au financement de la Banque mondiale, dans le cadre du projet d’amélioration de la sécurité aéroportuaire (PSAG), a subi des dommages significatifs. Des équipements essentiels ont été détruits, des documents importants ont disparu et une partie des installations aéroportuaires a été endommagée par des tirs et autres bombardements.
Le déminage est une opération qui vise à neutraliser ou à retirer des objets explosifs, en particulier des mines terrestres, des munitions non explosées, et autres restes de guerre, de zones contaminées. Ce processus est essentiel pour assurer la sécurité des populations et permettre la reconstruction des zones touchées.
Depuis février 2025, le Conseil de Sécurité de l’ONU appelle les parties impliquées au conflit armé dans l’Est de la RDC d’ouvrir d’urgence des couloirs humanitaires temporaires et permettre à la Mission onusienne (Monusco) d’exécuter son mandat y compris dans les zones contrôlées par l’AFC-M23. C’est dans ce contexte que cet organe décisionnel des Nations Unies a exigé, en vain, la réouverture des aéroports de Goma (Nord-Kivu) et de Kavumu (Sud-Kivu) ainsi que d’autres points de passage frontaliers.




















































