« La RDC est une destination de rêve pour des opportunités d’affaires ». C’est en ces termes que la Première ministre congolaise, Judith Suminwa s’est adressé aux investisseurs lors du Congrès annuel sur l’investissement (AIM) qui se tient à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis.
Au deuxième jour consacré à la RDC, la cheffe du gouvernement a pris la parole dans un panel tenu par l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi). Dans son discours, elle a mis en exergue les atouts indéniables dont regorge la RDC et l’importance d’un cadre sécuritaire et attrayant pour attirer les investisseurs internationaux au pays.
« En offrant une procédure simplifiée, une assistance technique adéquate et une volonté politique forte pour garantir un cadre sécurisant, nous vous invitons à saisir les opportunités d’agir dans cette transformation », a lancé Judith Suminwa précisant que le Congo d’aujourd’hui mise sur mise sur l’innovation, la diversification de son économie et une coopération gagnant-gagnant avec des partenaires engagés et visionnaires.
Dans cette logique, Judith Suminwa a axé son intervention sur les réformes entreprises pour faciliter les investissements, en mentionnant les efforts déployés pour réduire la bureaucratie et améliorer les infrastructures.
Elle a affirmé que la RDC est prête à jouer un rôle central dans l’économie mondiale, en offrant des secteurs en pleine expansion tels que l’agriculture, les technologies de l’information et la production d’énergie renouvelable.
La RDC: un environnement favorable aux investissements
Complétant la première ministre, le vice-Premier ministre, ministre du Plan, Guylain Nyembo a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à créer un environnement favorable aux investissements.
A ce titre, il a mis en lumière les politiques mises en place pour encourager la participation du secteur privé dans le développement des infrastructures et des services publics.
« S’agissant du partenariat public-privé, le Gouvernement réaffirme sa volonté d’y recourir comme mécanisme alternatif pour mobiliser financements et expertise du secteur privé. Cette ambition a été concrétisée par la mise en œuvre d’une unité chargée d’assurer la coordination des partenariats publics-privés (PPP), contribuant à l’amélioration des négociations et de l’exécution des contrats », a révélé Guylain Nyembo qui souligne que ces initiatives visent à relever les défis liés au développement des infrastructures essentielles, tels que l’eau potable, l’électricité et les transports, afin de garantir un accès équitable aux services publics.
Pour sa part, l’ANAPI entend jouer son rôle de catalyseur pour les investissements en RDC, en mettant en lumière les opportunités exceptionnelles qu’offre la RDC aux investisseurs potentiels.
« En tant que bras armé du Gouvernement dans la promotion des investissements, l’ANAPI s’affirme comme un partenaire incontournable pour ceux qui souhaitent s’engager dans le développement économique du pays », a déclaré Rachel Pungu Luamba, directrice de l’ANAPI.
Pour étayer sa déclaration, la DG Luamba a présenté des études de cas illustrant des projets réussis. Elle a expliqué comment l’agence facilite le processus d’investissement en fournissant des conseils pratiques, une assistance technique et un accès à des ressources locales, avant d’encourager les investisseurs à s’impliquer dans des projets qui, non seulement génèrent des bénéfices économiques, mais qui contribuent également au développement durable et à la création d’emplois pour les Congolais.
L’atout « Congo » pour des investissements directs
A l’ouverture de ce congrès le 07 avril dernier, la Cheffe du gouvernement a lors du Global Leaders Debate, plaidé pour des investissements directs étrangers durables et transformateurs en RDC.
Elle a présenté l’énorme potentiel du pays, caractérisé par les minerais stratégiques, les terres rares, les terres arables, les ressources hydriques, les tourbières en abondance, offrant de grandes opportunités d’affaires dans le secteur des énergies renouvelables, la creation des projets innovants ou le développement des chaînes de valeur.
La Première ministre a également fait part des réformes juridiques opérées pour améliorer le climat des affaires, évoquant la nombreuse population de la République Démocratique du Congo, évaluée à 120 millions d’habitants, représentant un vaste marché de consommation avec les populations de ses neuf pays voisins, soulignant d’intéressantes perspectives dynamiques.
« Avec un marché de 120 millions d’habitants, des réformes en cours et un potentiel immense, la RDC est prête à accueillir des investissements qui favorisent une croissance inclusive et la diversification économique », a-t-elle déclaré.




















































