« J’ai été choqué par le niveau de corruption qui y règne », c’est en ces termes que le congressman américain, Ronny Jackson, présenté à tort comme envoyé spécial du président américain, Donald Trump lors de de séjour à Kinshasa, par la presse présidentielle de la République démocratique du Congo, s’est exprimé devant la commission des affaires étrangères de la Chambre des Représentants pour sous-comité de l’Afrique.
Dans son intervention, Ronny Jackson a sévèrement critiqué la kleptocratie qui, selon lui, s’est érigée en RDC, se traduisant par l’enrichissement à outrance des membres du gouvernement et leurs familles, au détriment des congolais lambdas.
Ce parlementaire estime que cette corruption devenue endémique est facilitée par un appareil judiciaire soumis aux ordres d’un groupe d’individus.
« Ils auront besoin que des entreprises étrangères du secteur de l’internet viennent s’y installer. Pour l’instant, c’est impossible, car le niveau de sécurité requis n’est pas assuré et la corruption est omniprésente. La corruption est omniprésente.J’ai parlé à une entreprise suisse ce matin. Ils m’ont dit que leur entreprise valait 18 milliards de dollars et qu’ils avaient reçu une facture d’impôts de 80 milliards de dollars cette année, ce qui est ridicule. Ils ont protesté et obtenu une réduction de la facture d’impôts à un milliard, ce qui représente toujours 100 fois leurs bénéfices annuels. Ils sont imposés à un taux déraisonnable. Les pots-de-vin sont un problème majeur : les Chinois peuvent se les permettre, les États-Unis ne le peuvent pas, et beaucoup d’autres pays ne peuvent pas en payer autant. La Chine finit donc par être compétitive sans concurrence », a-t-il asséné dénonçant la partialité de la justice congolaise.
« Le système judiciaire est partial ; en cas de conflit ou de désaccord, on ne peut pas être sûr qu’un jugement équitable sera rendu. Les taux de change sont manipulés, les amendes sont déraisonnables. Partout, des preuves montrent que des membres du gouvernement et leurs familles s’enrichissent à outrance grâce à la situation, tandis que la population meurt de faim et vit dans un environnement déplorable. Je pense que nous devons trouver une solution à ce problème avant de penser aux autres étapes… », a-t-il argué.
Malgré les efforts entrepris par les autorités congolaises, la corruption endémique reste une réalité comme en témoigne le ras-le-bol du Président de la République, Félix Tshisekedi, lors du lancement le 20 mars dernier, d’une réunion de haut niveau sur le projet d’élaboration du « Plan stratégique Climat des affaires pour la transformation structurelle de l’économie ».
Le Président congolais a déploré les lourdeurs administratives, l’insécurité juridique et judiciaire, la complexité fiscale et parafiscale, le déficit d’infrastructures et l’accès limité au financement comme obstacles auxquels fait face le climat des affaires. Ces maux freinent le développement des entreprises locales et empêchent davantage d’investisseurs étrangers de s’intéresser aux opportunités d’affaires qu’offre le pays.
Dans le but de rendre le secteur privé plus compétitif, il a insisté sur des mécanismes à adopter pour que le parcours de l’investisseur et de l’entrepreneur soit déblayé d’embûches liées notamment à la multiplicité des structures administratives intervenant dans le processus d’investissement, au poids de la bureaucratie et à l’insuffisance des infrastructures de base.




















































