Le premier vice-président du PPRD, Aubin Minaku préconise un dialogue « direct et ouvert » entre le gouvernement congolais et les rebelles du M23 pour remédier à la crise sécuritaire actuelle qui secoue l’est de la RDC.
Selon ce proche collaborateur de l’ancien président Joseph Kabila, la situation sécuritaire dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, est un conflit non international internationalisé.
Il estime que les rebelles de l’Alliance Fleuve Congo, une coalition des groupes armés constituait notamment du redoutable M23, sont congolais et combattent sans appui extérieur, le pouvoir en place.
« Vous parlez du Rwanda mais il faut d’abord qualifier le conflit congolais », a-t-il déclaré d’emblée.
« Lorsque les citoyens d’un pays, au lieu d’user de la méthode pacifique comme nous autres dans l’opposition, préfèrent prendre les armes pour faire la guerre contre un pouvoir établi pour diverses raisons notamment la mauvaise gouvernance, ça s’appelle une insurrection, une rébellion ou encore un conflit armé non internationalisé. Mais il ya des cas de figure intermédiaires notamment; les conflits non internationaux internationalisés ou des conflits internationaux internalisés. Dans le cas d’espace, j’estime à mon humble avis que nous sommes dans un contexte de conflit non international internationalisé puisque que ce soit les Banyamulenge, les tutsis, les minorités ou les autres congolais qui font la guerre contre le pouvoir établi , c’est des congolais. Donc une insurrection face à un pouvoir établi », a expliqué Aubin Minaku, ancien président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
« Il faut partir de cette qualification réelle pour trouver des solutions où les remèdes qui doivent concerner l’aspect interne. Comment régler le conflit armé non international ? Pour les pacifiques c’est nécessairement par une démarche de dialogue direct et ouvert », a-t-il poursuivi.
Kabila complice de l’AFC ? Jamais!
Par ailleurs, Minaku a démenti les allégations associant Joseph Kabila à l’AFC-M23.
« En tant que membre du PPRD, collaborateur de Joseph Kabila, je ne le vois pas agir dans une approche contre ou parallèle à la République. Je ne le vois pas être le chef de file d’une rébellion, en tout cas je n’ai jamais eu un seul indice à ce sens là. Il ne m’a jamais parlé d’une approche pareille depuis 2019 quand il y a eu une passation pacifique du pouvoir jusqu’à ce jour », a-t-il martelé.
La position du premier vice-président du PPRD, récemment auditionné pour « complicité présumée » avec la rébellion, intervient dans un contexte où plusieurs rapports indépendants dont ceux des experts des Nations Unies, démontrent sans ambiguïté, la présence des Forces spéciales de l’armée rwandaise opérant aux côtés du M23, sur le territoire congolais.
En date du 17 mars, l’Union européenne a annoncé des sanctions contre des officiers militaires de l’armée Rwandaise, responsables du maintien du conflit armé, de l’instabilité et de l’insécurité dans la région.




















































