Scandale géologique avec un important potentiel des ressources naturelles et minérales parmi les plus précieux au monde (cobalt, coltan, diamant, or, cuivre) la République démocratique du Congo peine pourtant à attirer des investisseurs sérieux.
« Lourdeurs administratives, insécurité juridique et judiciaire, complexité fiscale et parafiscale, déficit d’infrastructures et accès limité au financement… » tels sont les maux auxquels est confronté le climat des affaires, levier pour la transformation structurelle de l’économie Congolaise.
Ce constat est également partagé par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi qui a lancé ce 20 mars à Kinshasa, une réunion de haut niveau sur le projet d’élaboration du « Plan stratégique Climat des affaires pour la transformation structurelle de l’économie », à l’initiative de la cellule Climat des affaires, un service technique spécialisé de son cabinet ayant pour mission d’étudier, analyser, évaluer, faire des propositions pour améliorer l’environnement économique et le climat des affaires.
« Notre engagement à transformer le climat des affaires n’est pas une simple réforme administrative : c’est un impératif stratégique pour l’avenir de notre nation », a rappelé le Président Tshisekedi précisant que la RDC est une terre d’opportunités.
Dans son allocution, Félix Tshisekedi a recommandé que ce document soit un levier pour notamment « faciliter la création d’entreprises, réformer le système fiscal et administratif, et valoriser le « Made in Congo ».
« Il est temps de les saisir, de transformer notre potentiel en richesses réelles et de garantir un avenir meilleur aux générations futures. Nous devons cesser d’être uniquement un pays exportateur de matières premières et devenir une nation qui transforme, qui innove et qui crée de la valeur ajoutée sur son sol », a-t-il lancé.

Vendredi dernier, Félix Tshisekedi a réaffirmé sa volonté à garantir un environnement des affaires sain aux investisseurs et aux entrepreneurs.
Dans le but de rendre le secteur privé plus compétitif, FATSHI a insisté sur des mécanismes à adopter pour que le parcours de l’investisseur et de l’entrepreneur soit déblayé d’embûches liées notamment à la multiplicité des structures administratives intervenant dans le processus d’investissement, au poids de la bureaucratie et à l’insuffisance des infrastructures de base.
Ces assises qui ont rassemblé différents acteurs des secteurs public et privé, ainsi que les partenaires techniques et financiers de la RDC, font suite à la publication des résultats de l’enquête du Baromètre national du climat des affaires (BNCA), en 2023, qui avaient révélé un score de 37/100.




















































