Le Président de la RDC, Félix Tshisekedi a, au cours d’une série d’interviews accordées aux médias français ( Le Figaro) et américain ( FOX News Channel), expliqué le contour du deal minier proposé à l’administration Trump.
Alors que la République démocratique du Congo est secouée par l’insécurité dans sa partie orientale, le potentiel accord sur la table de Washington propose une coopération bilatérale axée sur les minerais stratégiques congolais en échange d’un soutien militaire américain pour faire face à ce conflit armé qui dure depuis plus de trente (30) ans. Ce deal a des similitudes avec le contrat chinois basé sur le format « minerais contre infrastructures ».
« Nous voulons extraire ces minéraux, mais aussi les traiter car cela créerait beaucoup d’emplois. Nous voulons un partenariat qui garantisse une paix et stabilité durable pour nos pays, ce dont nous avons besoin besoin », a déclaré Félix Tshisekedi.
Dans cette quête, le Chef de l’État congolais annonce avoir également renoué le contact avec le gouvernement américain et que les négociations entamées entre les deux pays vont bon train.
« Nous recherchons des partenariats, et nous avons déjà établi des partenariats avec de nombreux autres pays. Et nous pensons que les USA, étant donné son rôle et son influence dans le monde, est un partenaire important à avoir. Nous sommes très heureux de voir qu’avec l’administration Trump les choses avancent beaucoup plus rapidement des deux côtés », a-t-il indiqué.
« Pour ce qui est des minerais, nous avons commencé à discuter de partenariats stratégiques avec les États-Unis dès mon arrivée au pouvoir, en 2019, lors du premier mandat de Trump, mais la crise sanitaire a interrompu les discussions. Celles-ci ont continué avec l’Administration Biden et, depuis que Donald Trump est revenu, elles reprennent de plus belle », a précisé le Chef de l’Etat avant de balayer d’un revers de la main, les allégations de l’opposition qui lui prête l’intention de brader les ressources minières de la RDC, afin de protéger son pouvoir.
« Ce que je veux absolument éviter, c’est un bradage ou des accords à la va-vite pour, comme je l’ai entendu, sauver le régime », a assuré Félix Tshisekedi.
En revanche, il rassure que le but de cette démarche est d’obtenir un partenariat gagnant-gagnant, qui permettra à la RDC de transformer ses minerais localement, de créer de la valeur ajoutée et de constituer une chaîne de valeurs.
« Dans la mesure du possible, la transformation des matières premières devra se faire ici avec des investisseurs qui participent à la construction d’infrastructures énergétiques qui manquent à la RDC »,a-t-il conclu.
Dans une déclaration faite le 09 mars dernier, le département d’Etat a déclaré que les Etats-Unis sont prêts à discuter de partenariats sur les minerais rares avec la RD Congo qui dispose de vastes richesses en cobalt, lithium et autres minerais rares. Ladite proposition contient 4 points à savoir :
Primo; l’accès aux minéraux stratégiques
Il s’agira d’accorder aux entreprises américaines des droits d’extraction et d’exportation pour assurer une chaîne d’approvisionnement stable et directe pour les secteurs de la défense et de la technologie.
Secundo: le développement du port d’eau profonde de Banana
La RDC propose d’accorder un contrôle opérationnel aux entreprises américaines, assurant ainsi la surveillance américaine d’un important centre africain d’exportation de minerais.
Tertio: création d’un stock minéral stratégique commun
Le gouvernement de la RDC est prêt à travailler avec les États-Unis pour développer un stock stratégique de minéraux congolais, améliorant ainsi la résilience économique et sécuritaire des États-Unis.
Quarto: le renforcement de la coopération militaire
Ce point consistera à :
- Former et équiper les forces armées congolaises pour protéger les routes d’approvisionnement en minéraux des groupes militants soutenus par l’étranger.
- Accorder aux États-Unis l’accès aux bases militaires dans des zones clés pour protéger les ressources stratégiques.
- Remplacer les opérations de maintien de la paix inefficaces de l’ONU par une coopération directe en matière de sécurité entre les États-Unis d’Amérique et la RDC.




















































