Quelles sont les réformes entreprises dans le secteur du commerce extérieur? A quoi servent les mesures interdisant l’importation temporaire de quelques produits et quel est l’impact des exemptions accordées par le gouvernement aux opérateurs économiques basés dans les zones secouées par les conflits armés ?… C’est dans l’optique de répondre à l’ensemble de ces questions que le ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku a échangé avec le caucus des députés nationaux du Nord-Kivu.
Lors de ces échanges, Julien Paluku a présenté un plan détaillé de la politique nationale des exportations, les avantages accordés par l’AGOA qui permet aux pays d’Afrique Subsaharienne éligibles d’exporter la plupart de leurs produits aux USA sans droits de douane, l’état de lieux des préparatifs du Forum AGOA 2025 prévu en juillet à Kinshasa, le processus en cours de modernisation de l’Office Congolais de Contrôle (OCC) avec l’installation des laboratoires ultramodernes certifiés pour bien s’assurer du respect strict des normes, qualité et conformité de tous les produits qui sortent et entrent en RD Congo.
Dans cette même perspective, le ministre a également évoqué la réglementation des activités foraines à travers pays et de modernisation de la Foire Internationale pour renouer ainsi avec la date du 2 juillet.
Abordant la question relative à la série de mesures interdisant l’importation temporaire des quelques produits dont les bières, boissons gazeuses, carreaux, faïences, ciment gris et la chaux dans différentes zones, Julien Paluku Kahongya a fait entendre aux élus du Nord-Kivu que celles-ci visent à sauvegarder les industries locales et les emplois qu’elles créent. Il a précisé que les dérogations gratuites en faveur des opérateurs économiques sont prévues dans tous les arrêtés signés dans ce sens.
Occasion faisant le larron, le ministre Paluku a éclairé la lanterne des députés sur les textes qui régissent l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) en ce qui concerne le fractionnement et transbordement des marchandises, mais aussi sur la mise en œuvre par la RD Congo du Régime Commercial Simplifié (RECOS) qui avantage les petits commerçants et la population au niveau des frontières. Dans ce contexte, il a mis en lumière la diplomatie commerciale et économique menée par le gouvernement central.
Afin d’atténuer les impacts de l’agression rwandaise sur ce qui reste de leurs activités et de stimuler la production dans les secteurs agricole, industriel, du commerce général, énergétique et des hydrocarbures, le gouvernement a adopté l’ensemble des mesures d’appui aux entreprises du Nord et Sud-Kivu, Maniema, Bas et Haut-Uélé, de l’Ituri et de la Tshopo.
Les mesures proposées pour une durée de 12 mois s’adossent à celles prises auparavant dans le cadre de la lutte contre la vie chère et visent à assouplir davantage les charges fiscales des entreprises de ces provinces, victimes de la guerre, et à leur offrir des facilités en matières fiscales, douanières et parafiscales.
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Ces mesures consistent notamment à la suspension des missions de contrôle sur place pour une durée de 12 mois au niveau national et provincial ; les facilités de paiement par échelonnement pour une durée de 12 mois des impôts et taxes établis par les Administrations ainsi que le recours aux déclarations incomplètes ou provisoires pour le dédouanement des marchandises importées dans le cadre de l’aide humanitaire.




















































