Lors d’une sortie médiatique axée sur le thème : « Comment faire du portefeuille de l’Etat l’épine dorsale de l’économie congolaise ?», le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa a expliqué le rôle que devraient jouer les entreprises du portefeuille pour la diversification de l’économie de la République démocratique du Congo.
D’entrée de jeux, il a précisé qu’à ce jour, la quasi-totalité d’entreprises publiques présentent un visage des « parents pauvres » alors qu’elles disposent d’un patrimoine immense ainsi qu’un potentiel qu’il faut explorer et exploiter. Cependant, la majorité d’entre elles donnent des résultats négatifs.
Pour le patron du Portefeuille, cette contre-performance nécessite des réformes urgentes pour faire d’elles le pilier de l’économie nationale.
« Les réformes sont indispensables dans ce secteur-clé de l’économie. C’est l’avenir du pays qui est en jeu, c’est l’économie de la nation qui est en jeu et ce sont nos enfants, nos petits-enfants et nos arrières petits enfants qui ont besoin de trouver un contexte économique valorisé. Nous devons trouver des réponses à ce problème », a argué le ministre Jean-Lucien Busa.
« Le Chef de l’Etat n’a pas placé sa confiance en moi pour m’amuser avec ce gros ministère. Il m’a fait confiance, la Première ministre aussi, pour agir et agir dans le sens de l’intérêt général. Quoiqu’il arrive, quoiqu’il en coûte, nous allons réformer pour que nous replacions les entreprises du portefeuille de l’Etat au cœur de l’économie, comme catalyseur de la diversification et de la croissance de l’économie », a-t-il déclaré.
La méritocratie d’abord!
Le ministre Bussa révèle dans un premier temps que l’homme sera au cœur des réformes à insuffler aux entreprises du portefeuille. Du recrutement à la sélection, il a promis de promouvoir les critères de la méritocratie.
« Les recrutements des mandataires dans les entreprises du portefeuille de l’Etat se feront désormais en se basant sur la méritocratie. C’est la réponse que le gouvernement a donné pour faire du portefeuille de l’Etat l’épine dorsale de l’économie congolaise », a-t-il déclaré.
« Dans le critérium adopté par le gouvernement, il est clair que celui qui veut devenir mandataire public au pays, s’il a un diplôme d’études approfondies, il doit requérir une expérience de 5 ans et avoir occupé une fonction de direction ; s’il est licencié, l’expérience professionnelle requise est de 7 ans ; s’il est gradué, l’expérience requise est de de 10 ans, tout en ayant occupé une fonction de direction. S’il est auto formé, l’expérience requise est de 15 ans. Cette fois-ci le gouvernement a décidé que les recrutements se fassent à l’interne, si vous avez 9 membres du conseil d’administration, le tiers doit provenir de l’entreprise », a martelé Jean-Lucien Bussa.
Dans cette même veine, les entreprises du Portefeuille ont l’obligation de tenir compte de la représentativité féminine dans chaque conseil d’administration.
Déterminé à redresser les entreprises publiques, Jean-Lucien Bussa a précédemment insisté sur les compétences particulières et spécifiques des mandataires publics, en vue d’assumer avec professionnalisme et circonspection leurs fonctions. C’est dans ce contexte qu’il a évoqué le dossier relatif au profil des mandataires publics.
A cette fin, le gouvernement a adopté en septembre 2024, un projet de loi portant des mandataires.




















































