La gratuité de l’enseignement de base instaurée en République démocratique du Congo fait bonne figure en dépit de nombreux défis à relever. C’est en tout cas l’impression de la Banque mondiale exprimée à l’issue d’un entretien avec le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi.
« Nous sommes très impressionnés par le succès de la politique de la gratuité de l’enseignement de base en RDC. Nous avons présenté au Chef de l’État, les importantes réformes qui ont déjà été mises en œuvre dans le pays à ce jour », a déclaré Anna Bjerde, directrice générale chargée des opérations de la Banque mondiale, citée par la presse présidentielle.
Elle a également relevé la nécessité d’investir dans des secteurs prioritaires, notamment l’agriculture, les infrastructures, l’emploi des jeunes et l’éducation, afin d’impulser la croissance économique.
La gratuité consiste en la prise en charge par l’Etat des frais de scolarité de l’éducation de base dans les établissements publics. Elle vise la scolarisation primaire universelle en permettant à tous les enfants (filles et garçons) de bénéficier d’un égal accès à une éducation primaire complète, gratuite et de qualité.
Elle concerne l’enseignement primaire des établissements publics, à l’exclusion des établissements privés, c’est-à-dire ceux gérés directement par les pouvoirs ou par des personnes physiques ou morales ayant reçu mandat suivant les modalités déterminées par les pouvoirs publics.
Le principe de la gratuité de l’enseignement est posé par l’article 43, alinéa 4 de la constitution du 18 février 2006 et la loi cadre de l’enseignement national du 14 février 2014.
Tête-à-tête avec la Première ministre !
Bien avant cet échange avec le Président Tshisekedi, la délégation de cette institution de Bretton Woods et la Première ministre Judith Suminwa ont axé leurs discussions sur les possibilités de doter la RDC d’une économie créatrice d’emplois.

La Première ministre Judith Suminwa et Anna Bjerde ont trouvé un accord pour accélérer des projets en exécution en RDC, en vue de l’obtention de résultats rapides.
« Nous avons discuté des domaines prioritaires pour l’avenir. Nous avons évoqué la nécessité d’une croissance inclusive pour créer des emplois, particulièrement pour les jeunes. Le secteur privé doit jouer un rôle clé dans cette dynamique », a déclaré Anne Bjerde.
En RD Congo, la Banque mondiale met en œuvre 22 projets, avec un montant d’environ 7,3 milliards de dollars américains.




















































