Le gouvernement de la République démocratique du Congo a réitéré sa détermination à créer au moins 1,5 millions d’emplois chaque afin de résorber le taux très élevé du chômage qui frappe plus de 90% de la population active.
Au cours de sa sortie médiatique, la première depuis sa nomination en avril 2024, la Première ministre Judith Suminwa a expliqué aux professionnels de la plume et du micro, les stratégies élaborées et mises en place par son équipe gouvernementale pour atteindre cette fin.
Dans son speech, la cheffe du gouvernement a précisé d’emblée que l’Etat seul ne pourra jamais créer autant d’emplois. En conséquence, l’équipe gouvernementale entend miser sur le secteur privé pour atteindre cet objectif.
« On ne peut créer plus d’emplois qu’avec le secteur privé. L’Etat seul ne pourra jamais créer autant d’emplois. Quand j’étais encore Ministre du Plan, nous avons travaillé sur des réformes à mener en vue d’améliorer le climat des affaires notamment par la digitalisation pour limiter la corruption, la sécurité judiciaire de l’investisseur, la nécessité d’avoir des incitations fiscales… », a déclaré Judith Suminwa.

Les aspirations fortes de la population congolaise en ce qui concerne la création d’emplois, la préservation et l’accroissement du pouvoir d’achat des ménages ont été exprimés dans toutes les consultations organisées avant les dernières élections et par les résultats de celles-ci.
Dans son discours d’investiture, Félix Tshisekedi avait placé la création de plus d’emplois en accélérant la promotion de l’entrepreneuriat, notamment celui des jeunes parmi les six (6) axes prioritaires de son deuxième et dernier mandat. Il s’était engagé à créer 6,4 millions d’emplois répartis sur une période de 5 ans.
Dans cette logique, le Chef de l’Etat avait instruit le gouvernement sur sa volonté de placer l’homme et l’emploi au centre des politiques publiques, en vue de la réduction de la pauvreté, du chômage et du sous-emploi et ce, en harmonie avec les objectifs du développement durable.
Le Chef de l’Etat est convaincu qu’avoir un emploi qui procure un revenu, qu’il soit qualifié ou non, intellectuel ou manuel, constitue une source d’épanouissement personnel et permet au travailleur tant du secteur privé que public d’apporter quotidiennement sa contribution dans la création de la richesse nationale
Cependant, la création d’emplois et la protection du pouvoir d’achat qui sont du reste liées, prennent toute leur importance à cause du fait que les bons résultats macroéconomiques engrangés depuis deux décennies n’ont pas significativement ruisselé dans le vécu quotidien des Congolais.
Au contraire, la majorité des Congolais estiment être relégués vers les marchés secondaires et tertiaires des biens de consommation courante, ce qui à son tour ne permet pas de créer un marché pour l’industrie manufacturière locale.
« La diversification de l’économie nationale est indispensable pour rétablir les canaux de transmission entre la croissance et les budgets des ménages. La mise en place d’un cadre macroéconomique propice à la création d’emplois et à la protection du pouvoir d’achat n’est toutefois pas possible si l’insécurité persiste dans de nombreux territoires, si dans plusieurs villes, les quartiers sont aux mains de bandes organisées de délinquants, si les provinces ne sont pas reliées entre elles ni les campagnes avec les villes, si les sources énergétiques ne répondent pas aux besoins de la population et de l’industrie », avait déclaré Judith Suminwa lors de la présentation du Programme d’actions de son gouvernement.




















































