Un mois après la rentrée scolaire 2024-2025, les enseignants de l’Education nationale de plusieurs provinces dont le Kongo-Central menacent de déclencher des mouvements de grève sèche pour demander au gouvernement de tenir ses promesses, relatives à l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles.
Saisie des appels à la grève, la Première ministre, Judith Suminwa a fustigé l’attitude des enseignants malgré l’accord trouvé entre le gouvernement et l’Intersyndicale des enseignants de l’Education nationale qui a permis une rentrée scolaire globalement apaisée.
A l’en croire, ces mouvements d’appels à la grève sont non seulement enclenchés en violation de toute procédure en la matière, mais ignorent « les avancées notables » enregistrées dans le secteurs. Elle a cité l’augmentation du taux d’exécution des engagements des Accords de Bibwa qui est passé de 29% à 70%. Pour elle, ces réformes témoignent les efforts « significatifs » du gouvernement dans la mise en œuvre desdits Accords.
« Des mesures ont été, en effet, prises pour améliorer les conditions socioprofessionnelles, notamment le paiement progressif des arriérés de primes et l’augmentation de l’enveloppe salariale des enseignants », a-t-elle indiqué.
Pour juguler la situation, Judith Suminwa a encouragé Raïssa Malu, ministre de l’Education nationale à prendre en compte les préoccupations exprimées par ces mouvements et à approfondir les échanges en cours.
A l’issue de ces discussions, la patronne de l’Education nationale déposera un rapport circonstancié assorti des propositions, à soumettre au cheffe du gouvernement , dans le plus bref délai.
Les professionnels de la craie accusent le gouvernement de n’avoir pas pris en compte plusieurs autres conditions et préalables qu’ils avaient posé il y a quelques mois pour reprendre le chemin de l’école.
Dans le Grand Bandundu par exemple, les enseignants de la province éducationnelle Kwilu 3, notamment ceux d’Idiofa et Gungu (Kwilu) ont décidé, depuis samedi 28 septembre, à l’issue de l’assemblée générale tenue à la cité d’Idiofa, chef-lieu du territoire, au cours de laquelle l’Intersyndicale a fait la restitution de différents pourparlers et les résultats obtenus auprès des autorités, de maintenir leur mouvement de grève, malgré l’augmentation de 50 000 FC sur leur salaire, sur les 100 000 promis par le gouvernement. Il s’agit des enseignants de toutes les écoles publiques et de tous les réseaux confondus.




















































