A la recherche des stratégies pour stabiliser le cadre macroéconomique du pays, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi a présidé mardi 17 septembre, une réunion stratégique de la Troïka politique.
D’emblée, la Troïka politique a noté le dynamisme de l’environnement économique du pays avec un taux de croissance réévalué à 6% contre le taux initial estimé à 4,7%.
L’objectif de cette séance de travail étant de stabiliser le cadre macroéconomique et consolider la stabilité du taux de change observée ces dernières semaines, l’argentier de la RDC est persuadé que l’investissement productif est la clé pour générer des richesses, maîtriser l’inflation et stabiliser durablement le taux de change.
Dans sa déclaration en présence du vice-ministre du Budget, de la vice-ministre des Finances et du vice-gouverneur de la Banque Centrale du Congo, le ministre des Finances a laissé entendre que ces solutions structurelles, qui s’inscrivent dans une vision à long terme, doivent aller au-delà du conjoncturel pour renforcer la stabilité de la monnaie locale, le franc congolais (CDF) qui ne cesse de perdre sa valeur vis-à-vis des devises étranger, en l’occurrence, le dollar américain ( USD).
Dans cette perspective, le gouvernement prévoit également de mobiliser 2,5 milliards de dollars auprès du Fonds Monétaire International (FMI), avec un appui supplémentaire de 1 milliard de dollars de la Banque mondiale pour 2024-2026. Ces fonds visent à soutenir les réformes économiques et la résilience à long terme.
Dépasser le cadre conjoncturel en adoptant une approche structurelle
De son côté, Félicien Mulenda, coordonnateur du Comité technique de suivi et évaluation des réformes (CTR) a souligné la nécessité et l’urgence de peaufiner des stratégies à long terme pour une solution structurelle.
Appuyant l’approche du ministre des Finances, il estime que seul l’investissement peut générer les richesses nécessaires pour gérer de manière durable l’inflation et maîtriser le taux de change. Il a rappelé l’importance d’investir dans les secteurs productifs.
« Tant que notre économie restera fortement dépendante des importations, la dévaluation de notre monnaie nationale continuera. Les directives ont été établies. Les ministres des Finances et du Budget s’emploient à mobiliser les ressources tant intérieures qu’extérieures », a-t-il déclaré.
« Aujourd’hui, nous devons non seulement stabiliser le cadre économique, mais aussi envisager des solutions structurelles à long terme. Cela implique de diversifier notre économie, d’augmenter la production nationale et l’offre. Pour cela, des investissements sont essentiels dans l’agriculture, les transports et le développement rural », a-t-il ajouté.
Ces dernières semaines, la monnaie nationale, le Franc congolais (CDF) a enregistré une appréciation aussi bien sur marché interbancaire (0,1 %) que sur le marché parallèle (0,2 %).
La Banque centrale explique que la prudence dans la gestion des finances publiques, les interventions de la Banque Centrale tant sur le marché monétaire que sur celui des changes ont contribué à l’évolution observée.
D’après l’autorité de la politique monétaire, la conjoncture économique intérieure présente une stabilité sur les principaux marchés. A titre d’exemple, sur le marché des biens et services, la cinquième semaine du mois d’août a été marquée par la poursuite du ralentissement de l’inflation hebdomadaire.
En cumul annuel, l’inflation a sensiblement ralenti. Elle a atteint 9,361 % contre 17,477 % au cours de la même période en 2023.
Ces efforts s’inscrivent dans les engagements du gouvernement, déterminé à créer une économie « solide, durable et résiliente ».




















































