Le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa a relancé mardi 03 septembre, le trafic ferroviaire Kinshasa-Matadi et fluvial entre Kinshasa – Kisangani dans la partie l’Est du pays. La cérémonie y relative a eu lieu à la gare centrale à Kinshasa.
Dans son mot de circonstance, Jean-Lucien Bussa a indiqué que la reprise du trafic ferroviaire marque, sur le plan économique, l’amélioration de la fluidité du commerce à l’intérieur de la RDC d’autant plus que l’intégration économique nationale passe indéniablement par le transport.
« On peut prendre les marchandises de Kinshasa vers Kisangani et au retour on transporte des produits vivriers de première nécessité occasionnant la réduction du coût de produits sur les marchés », a-t-il déclaré à l’ACP.
Selon la même source, J-C Bussa a fait comprendre que l’Office national des transports (ONATRA) est un outil du gouvernement, par ce transport multimodal, au cœur de son action, va concourir à la baisse des prix des biens de première nécessité et autre coût de production qui est l’un des axes sur lesquels le gouvernement est en train de travailler.
« Nous venons de voir avec vous l’arrivée du premier train en provenance de Matadi dans la province du Kongo central après une année et demie d’interruption. Le train a transporté à bord 500 tonnes des sacs de ciment à un coût très bas par rapport au transport par véhicules. Nous venons ici aussi d’assister au départ d’un bateau qui transporte 2.200 tonnes de marchandises », s’est réjoui Jean-Lucien Bussa réitérant la détermination du gouvernement à faire du portefeuille le boulevard du développement économique de la RDC.
Lors de son meeting de campagne à Matadi, Félix Tshisekedi avait exprimé sa détermination d’améliorer les réseaux ferroviaires pour stimuler le développement économique, soulignant l’importance de cette modernisation face aux défis logistiques résultant de la croissance urbaine et industrielle.
Le Chef de l’État avait insisté sur l’urgence du revêtement de la route provinciale RP 118 d’intérêt général à court terme, tout en appelant à se concentrer sur la modernisation du chemin de fer Matadi-Kinshasa comme une alternative majeure. Il avait souligné l’inconcevabilité d’un dynamisme économique sans la création de nouvelles voies de communication.
956 millions USD requis pour la réhabilitation et la modernisation du CFMK
En février 2024, l’ancienne ministre d’Etat, du ministre du Portefeuille, Adel Kayinda a présenté la note d’information relative à la mise en œuvre du projet de réhabilitation et modernisation du Chemin de Fer Matadi-Kinshasa (CFMK) par ARISE.
Les conclusions de la Commission d’analyse mise en place renseignaient qu’un budget de 956 millions USD est nécessaire pour la matérialisation de ce projet.
Evoquant les modalités de mise en œuvre du projet, elle avait indiqué la mise en place d’une société de projet, concessionnaire et exploitant du CFMK ; ladite société sera une coentreprise, à créer en partenariat par l’ONATRA SA (40%) et la firme ARISE IIP (60%) ; l’aménagement à Kinshasa d’un site de stockage de containers et d’un quai pour le transfert des conteneurs de et vers la Zone Économique Spéciale ; la réalisation des Investissements du Projet d’une valeur de 956 millions USD en trois (3) phases
Longue de 366 km, la voie ferrée Kinshasa-Matadi est considérée comme une alternative à la voie routière entre la capitale et son grenier, la province du Kongo Central.




















































