Le ministère du Tourisme a obtenu le quitus du Conseil des ministres pour la tenue du 10 au 12 septembre courant, du Forum de validation de la Politique Nationale du Tourisme.
Ce forum dont l’objectif principal est de fédérer les énergies des différentes parties prenantes de la chaîne des valeurs du tourisme en vue de réfléchir et de mettre en place les mécanismes d’enrichissement et de validation de la politique nationale du tourisme, entend non seulement créer un cadre stratégique d’orientation pour l’accroissement des investissements touristiques notamment l’augmentation des capacités d’hébergement ;mais également améliorer les infrastructures d’accès aux sites touristiques.
A travers à ce forum, les experts du secteur ambitionnent de nouvelles stratégies susceptibles de contribuer à la création d’emplois additionnels grâce aux investissements à réaliser sur toute la chaîne de valeurs touristiques avec l’aménagement des diverses structures touristiques notamment par la création des villages touristiques.
Selon le ministre du Tourisme, Didier M’pamba, la politique Nationale du Tourisme se donne pour ambition d’accroître « sensiblement » les recettes annuelles en devises à mobiliser dans ce secteur.
Il sera également question de renforcer le partenariat public-privé pour la diversification de l’offre touristique, la création des nouvelles destinations touristiques à travers le pays et l’amélioration de la qualité des prestations.
Par ailleurs, le ministre a préconisé la tenue du Panel gouvernemental dans le cadre de ce Forum afin de mieux appréhender les défis majeurs de ce secteur pour y apporter « une thérapie de choc adaptée et durable ». Cela met en exergue le caractère transversal du Tourisme et actionne une synergie et une interaction avec les ministères sectoriels pour favoriser l’éclosion du secteur.
« L’approbation de la Politique Nationale du Tourisme se fera par le Conseil des ministres tel que spécifié dans l’article 6 de la Loi n°18/018 du 09 juillet 2018 portant principes fondamentaux relatifs au tourisme », a-t-il renseigné avant de solliciter la disponibilité des membres du gouvernement et leur implication dans ce processus.
La RDC offre une gamme variée d’attraits touristiques à travers différentes provinces qui présentent des particularités multiformes à même d’être exploitées pour le développement de plusieurs types de tourisme (balnéaire, culturel, loisirs, découverte, affaires, safaris…).
Il s’agit de :
- 25 millions d’hectares, soit 12% du territoire national constitué en aires protégés ;
- 7 parcs nationaux et 57 Réserves et Domaines de Chasse dont 5 figurant sur la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO (VIRUNGA*, KAHUZI BIEGA*, GARAMBA* SALONGA* et la Réserve à faune à OKAPIS)
- 4 espèces endémiques : Gorille de montagne, Okapi, Bonobo (chimpanzé nain), Paon congolais ;
- Une variété d’écosystème couvrant près de 145 millions d’hectares, soit le second massif de forêts tropicales du monde après l’Amazonie et une des réserves de biodiversité de la planète ;
- Des sites naturels ((le Fleuve Congo, le littoral Atlantique (37 km), les chutes impressionnantes, les lacs et leurs contours, les zones montagneuses de l’Est) ; construits (monuments du patrimoine, édifices religieux ; et culturels (un riche mixage des cultures et traditions autour de 450 ethnies), marchés d’œuvres d’arts, les sites historiques.
Cependant, ce potentiel touristique demeure non ou sous-exploité en dépit de la relance annoncée, du secteur.




















































