La monnaie nationale s’est appréciée de 1,70% en rythme hebdomadaire, situant le taux de change à 2.795,35 CDF le dollar américain sur le marché interbancaire alors qu’au parallèle, il s’est établi à 2.870,32 CDF, enregistrant une dépréciation de 1,0% par rapport à la semaine précédente.
C’est ce qu’a indiqué la gouverneure de la Banque centrale du Congo (BCC), Marie-France Kabedi Mbuyi, dans son rapport hebdomadaire sur la situation économique nationale, au cours de la quatrième semaine d’août. À l’en croire, celle-ci a été marquée par le maintien de la stabilité sur les principaux marchés des biens et services.
En ce qui concerne la croissance économique, les projections indiquent un taux de croissance de 4,7 % en 2024, soutenu principalement par le secteur minier.
Considérant les facteurs de risques externes et internes, la gouverneure de l’autorité de la politique monétaire a recommandé la poursuite de la coordination des politiques monétaire et budgétaire dans le but de réduire progressivement les pressions exercées par la liquidité excédentaire sur le taux de change et l’inflation qui a ralenti se situant à 0,147% contre 0,176% la semaine précédente.
Qui plus est, le gouvernement a été appelé à mettre en œuvre des mesures de dédollarisation visant à stimuler la préférence pour la monnaie nationale ainsi que des actions de politiques sectorielles pouvant soutenir la diversification de l’économie.
En définitive, la BCC a préconisé le maintien d’une rigueur budgétaire favorisant l’accumulation de marges de trésorerie.
A noter que sur le plan externe, ces facteurs de risque sont : la poursuite des tensions géopolitiques et des différends commerciaux entre la Chine et plusieurs nations occidentales ainsi que l’impact du changement climatique.
A l’ interne, la BCC liste la guerre dans la partie Est du pays et son impact sur les finances publiques, l’économie et la population; les effets du changement climatique, notamment au Katanga ainsi que la persistance des déficits importants des comptes des services et des revenus primaires de la balance des paiements.




















































