Le plan de relance de la compagnie Congo Airways n’a pas trouvé l’écho favorable du gouvernement pendant que cette compagnie court le risque de voir son certificat de transporteur aérien et son agrément être retirés d’ici le 16 septembre si, elle ne dispose pas d’un avion immatriculé en RDC.
Alors que le vice-premier ministre des Transports et Voies de Communication, Jean-Pierre Bemba avait mis sur table, une proposition pour le renouvellement de la flotte de la compagnie nationale aérienne, les priorités du gouvernement semblent tournées ailleurs.
Lors de la dixième réunion du Conseil des ministres, Bemba a fait état de la situation depuis la décision du Conseil des Ministres du 5 juillet 2024 qui « n’a pas connu d’avancement ».
Le ministre du Transport avait présenté le business plan étalé sur une période de 5 ans et qui envisage d’acquérir en location-achat 3 avions de type A320. Selon lui, ce business plan devrait résoudre la double question relative à la perte du Certificat de Transport Aérien (CTA) et de l’agrément IATA à la date butoir du 16 septembre 2024.
« La relance de la compagnie Congo Airways se justifie au regard de son impact significatif sur la souveraineté nationale et la mobilité des personnes et des biens ainsi que sur la vie économique et sociale pour lesquels les indicateurs de performance démontrent une rentabilité et une viabilité satisfaisante avec la desserte graduelle de 47 destinations domestiques et intra-africaines suivant son programme d’exploitation », avait souligné Jean-Pierre Bemba.
En juin, le ministre avait sollicité le décaissement en procédure d’urgence, d’un fonds prévu pour permettre à cette compagnie nationale de renforcer sa capacité opérationnelle n’ayant pas encore été libéré.
Actuellement, la compagnie Congo Airways n’exploite qu’un seul aéronef en leasing et dont le contrat expire à mi-septembre.




















































