L’opposant Claudel André Lubaya critique sévèrement la politique du Président Félix Tshisekedi, en matière de lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics, deux mots qui gangrènent les institutions et les entreprises étatiques en République démocratique du Congo.
Dans sa tribune d’opinion intitulée : « Fiasco de la lutte contre la corruption et les anti valeurs: échec politique majeur du président Tshisekedi », le député honoraire emploie les mots durs pour dénoncer le surplace en matière de lutte contre cette délinquance financière qui tend à se normaliser en RDC.
« Les discours s’enchaînent mais les actes ne suivent jamais », souligne Claudel Lubaya paraphrasant un discours prononcé par Félix Tshisekedi à l’occasion des 60 ans de l’indépendance de la RDC.
« La lutte contre l’impunité, contre la corruption et les anti valeurs, constitue les éléments centraux de ma stratégie, sans lesquels tout réel espoir de changement est impossible. En soixante années, nous avons progressivement laissé notre classe politique se transformer en une sorte de mafia », disait-il dans son harangue.
« Il est lui-même l’obstacle à la bonne gouvernance »
Pour cet acteur politique, malgré ce discours, 6 ans après, le constat reste le même alors que la situation va de mal en pis.
« En matière de lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics, le Président Tshisekedi fait pire que ce qu’il dénonçait hier au point que le seul progrès notable enregistré à ce jour reste l’impunité absolue ; mieux la caution présidentielle assumée en faveur de personnes soupçonnées de malversations financières. C’est là le plus incontestable et le meilleur résultat de son bilan en la matière », a-t-il asséné.
De plus, Lubaya accuse l’actuel Chef de l’UE de sortir du devoir de réserve que lui imposent les responsabilités de sa charge et d’interférer de « façon intempestive » dans les affaires judiciaires en cours au point de désorienter l’opinion publique.
« Il protège de fait, avec audace, les personnes présumées coupables, alléguant que des pères de famille ne sauraient être jetés en pâture sur les réseaux sociaux », souligne l’opposant allusion faite aux propos de Félix Tshisekedi, interrogé sur le cas de Nicolas Kazadi, ancien ministre des Finances accusé de détournement des centaines de millions de dollars destinés notamment à la construction des forages dans les milieux ruraux.
« Par ce comportement contraire à la Constitution, à l’honorabilité et à la dignité de sa fonction, le Chef de l’Etat a perdu toute légitimité d’autorité et toute crédibilité pour prétendre mener encore la lutte contre la corruption. Son soutien à son ancien ministre des Finances l’a complètement discrédité si bien qu’aucun discours ne passera désormais après s’être irrémédiablement compromis », a argué cet ancien député national.
Claudel Lubaya qui dénote la complaisance dans le chef du Président Tshisekedi, affirme sans vaciller que celui-ci « a torpillé les institutions de lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics en érigeant lui-même en obstacle à la bonne gouvernance ».
« Ces institutions sont désormais des coquilles vides. Autant les scandales se multiplient, autant la justice se complaît à jouer la comédie. Des millions et des milliards de dollars américains et de francs congolais sont détournés. Personne n’est ni en prison ni en garde à vue. Ceux qui vont en prison ressortent aussitôt qu’ils y entrent », a-t-il déclaré.
En définitive, Lubaya pense que « l’abandon » de la lutte contre la corruption et le détournement de deniers publics scelle « l’échec politique majeur » du Président Tshisekedi et de son parti, l’UDPS.
« Et la voie qu’il emprunte donne raison au vieil adage pour illustrer sa démarche, actuellement : qui protège le voleur, se protège lui-même. Et aujourd’hui, le peuple n’en pense pas moins », a-t-il ironisé.




















































