Le Vice-premier ministre, ministre de la Fonction publique, modernisation de l’administration et innovation du service public, Jean-Pierre Lihau est à pied d’œuvre pour l’exécution de l’instruction du Président Tshisekedi relative à la réforme de la politique salariale en République démocratique du Congo.
Au cours de sa sortie médiatique mercredi 21 août, le patron de la Fonction publique a annoncé que conformément à cette instruction, la commission est à pied d’œuvre et espère qu’avant l’exécution de ce budget 2025, ladite politique sera mise en pratique de sorte que toutes les grilles barémiques soient désormais harmonisées.
« C’est question d’avoir des nouvelles bases juridiques, des nouvelles pratiques qui feront réduire des inégalités et des disparités afin que le ministre de tutelle ne soit pas le seul interface, de sorte que chaque fonctionnaire de l’État se sente à l’aise avec son salaire de base partout en RDC malgré que les primes ne seront jamais égales », a déclaré Jean-Pierre Lihau Ebua, vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique.
En dépit de difficultés d’opérer un changement dans le secteur, Jean-Pierre Lihau a réaffirmé sa détermination à atteindre les objectifs assignés.
« Je sais que les changements sont difficiles à obtenir lorsque l’abîme est profond, mais la volonté est forte et constante, elle se trouve sur la table, nous allons atteindre nos objectifs », a-t-il affirmé , soulignant sa détermination motivée par le souci de régulariser la situation des arriérés et des fonctionnaires non-salariés.
« Lorsque j’ai fait la ronde du Congo profond, j’ai découvert qu’il y a beaucoup de fonctionnaires qui sont exclus du point de vue salariale, voilà pourquoi j’avais pensé utile de régulariser la situation des arriérés et des non-salariés des fonctionnaires en les accords avec l’intersyndical de l’administration publique », a renchéri le vice-Premier ministre Lihau cité par l’Agence congolaise de presse.
Pour résoudre cette problématique, Jean-Pierre Lihau compte sur une politique salariale au-delà des clivages politiques.
« Il faut que nous ayons une politique salariale juste au-delà des clivages politiques, qui permettra que l’administration publique soit apolitique et loin de ce calcul ; que nous ayons des modalités et procédures basées sur des critères objectifs sans que forcément les accointances ministérielles ne jouent un quelconque rôle, et qui permettront aux agents de bénéficier de cette équité salariale », a-t-il soutenu .
Lors de la troisième réunion du Conseil des ministres du gouvernement Suminwa qu’il avait présidée à Kinshasa, le Président de la République, Félix Tshisekedi avait demandé aux ministres de la Fonction publique, des Finances, du Budget et de l’Economie nationale d’engager des travaux devant aboutir à la mise sur pied dans un délai raisonnable, d’une nouvelle politique salariale plus « juste, équitable, rationnelle et soutenable » de tous les agents de l’État.
Il fustigeait le fait que l’actuelle politique salariale « déstructurée depuis des décennies », impacte négativement sur la bonne gestion des ressources humaines de l’État et fragilise la cohésion sociale.
En effet, abordant l’épineuse question relative à la rémunération des agents et fonctionnaires de l’Etat, le Président de République avait fait part des « inégalités » salariales dans les administrations publiques.
Selon lui, ces « graves disparités » ont entraîné « beaucoup d’injustice » et sont à la base de « grandes frustrations sociales ».




















































