A Kinshasa, la nouvelle équipe dirigeante a été investie après avoir convaincu l’Assemblée provinciale sur son programme d’actions quinquennal dénommé « Kinshasa ezo bonga » qui se veut transformateur pour une capitale « sécurisée, propre et moderne ».
Les défis sont légion. Mais le gouvernement provincial s’est engagé à mener une lutte acharnée contre l’insalubrité chronique de la ville de Kinshasa, qui, en dépit de la bonne volonté des autorités, la capitale congolaise demeure sale avec des tonnes de déchets produites au quotidien.
« La gestion des déchets constitue l’un des enjeux majeurs de la ville de Kinshasa aujourd’hui. La question exige d’autant plus d’attention que la somme des contraintes ne cesse de croître et de peser sur l’environnement de la ville », a souligné d’emblée le gouverneur lors de la présentation de son programme.
« Ces dernières années, plusieurs campagnes de salubrité ont été menées à Kinshasa sans véritable résultat. De Kin Propre à Kin Bopeto, en passant par l’opération Coup de Poing ou les projets PAIDECO, PARAU et BCECO, « tous se sont soldés par des résultats mitigés au regard des attentes des Kinoises et des Kinois », a-t-il ajouté.
Pour inverser la tendance, le successeur de Gentiny Ngobila a sa stratégie miracle. Il s’agit de la règle des 3R pour préserver les ressources naturelles, réduire l’impact environnemental et soutenir l’économie circulaire, tout en valorisant les déchets. Cette méthode inclut la réduction des déchets, le recyclage pour leur donner une seconde vie et leur réutilisation au lieu de les jeter.
La méthode Bumba a l’avantage de contribuer à la protection de l’environnement. Elle privilégie les actions éducatives et intègre l’apport technologique dans la gestion des déchets avec une approche participative, impliquant le gouvernement, les organisations non gouvernementales, les entreprises et les citoyens.
Plusieurs pistes ont été proposées, notamment un partenariat relatif à la valorisation des déchets, conclu avec le groupe Malta Forrest, pour lequel le gouvernorat attend des précisions de la présidence de la République afin de définir son implication dans sa mise en œuvre. Très bientôt, Kinshasa disposera également d’une stratégie propre de gestion et de traitement des déchets – collecte et valorisation.
Une taxe d’assainissement auprès des ménages
En outre, l’exécutif provincial espère obtenir du ministère des Affaires foncières, des parcelles de terre à usage d’utilité publique pour installer des décharges découlant du nouveau système de collecte des déchets, avec des stations mobiles – conteneurs mobiles-à enlèvement par camions amplirolls.
Les déchets collectés seront acheminés vers la décharge finale de Mitendi, dans la commune de Mont-Ngafula, et d’autres seront incinérés.La grande nouveauté proposée par Bumba pour la gestion des déchets à Kinshasa est l’évolution de la taxe d’assainissement auprès des ménages, avec un nouveau mode de perception.
Qui plus est, le gouverneur envisage de solliciter l’insertion de cette taxe dans la facturation de la REGIDESO afin de faciliter sa perception, en même temps que l’impôt foncier.
Dans le même élan, la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) pourrait également se doter d’une direction pour la gestion des taxes liées à l’assainissement et à la protection de l’environnement.
Les fonds collectés par cette direction pourront ensuite être injectés dans l’effort d’assainissement, au même titre que la contribution du gouvernement central à l’assainissement de Kinshasa, actuellement estimée à 2,6 millions de dollars par mois, et qui devra être renégociée.
Avec une population de plus de 12 millions d’habitants, Kinshasa produit environ 10.000 tonnes de déchets par jour. 40% de ces déchets sont des plastiques jetés dans les rues de la capitale, à cause d’une gestion calamiteuse.




















































