Dans le cadre de son premier déplacement officiel au Nord-Kivu, le ministre des Mines Kizito Pakabomba a conféré mercredi 31 juillet à Goma, avec l’exécutif provincial.
En toile de fond de cette séance de travail, l’impérieuse nécessité d’assurer la traçabilité des minerais de la province Nord-Kivu qui fait face à l’exploitation illicite, la contrebande orchestrée par des groupes armés actifs soutenus par les pays voisins, mais surtout au pillage d’importantes cités minières comme Rubaya occupée depuis mai par l’armée rwandaise ( RDF) sous couvert du M23.
Selon le ministre des Mines, l’aspect relatif à la traçabilité des ressources minières vaut son pesant d’or d’autant plus que l’agression de la RDC par le Rwanda a comme soubassement, le pillage de minerais.
Outre les sujets ayant trait aux ressources minières, Kizito Pakabomba Kapinga Mulume et le gouvernement provincial ont abordé la question du climat des affaires, dans une province, qui, en dépit de l’activisme des groupes armés et la guerre, doit continuer à mobiliser des recettes pour pouvoir faire face aux besoins et ainsi continuer à survivre.
«Dans la foulée, nous avons fait une cartographie de ce qui s’est passé au niveau sécuritaire dans la province et également la question humanitaire des populations déplacées auprès de qui nous avons témoigné la solidarité de tout le gouvernement national, ainsi que la volonté du Chef de l’Etat de mettre un terme à cette invasion de l’armée rwandaise en RDC et son supplétif du M23 », a-t-il déclaré.
Peu avant l’étape du Nord-Kivu, le ministre des Mines a brièvement séjourné dans la province du Haut-Uélé. À Isiro, Kizito Pakabomba a réaffirmé son engagement à transformer le secteur minier en un levier de développement durable pour l’économie congolaise.
Pour lui, au-delà de l’extraction, l’objectif est de créer de la valeur ajoutée locale et de diversifier l’économie, notamment via des investissements dans l’agriculture.
« En investissant dans l’agriculture, nous diversifions notre économie et assurons la sécurité alimentaire. Les terres enrichies par les techniques de réhabilitation des sols post-miniers peuvent devenir des terres agricoles productives, créant ainsi des emplois et des opportunités pour nos communautés rurales », a-t-il préconisé.




















































