La gouverneure de la Banque Centrale du Congo a présenté vendredi 27 juin, un état des lieux de la situation sur le marché des changes, de biens et services, de développements de la conjoncture économique du pays et ainsi que perspectives.
D’emblée, Marie France Kabedi a fait remarquer que grâce aux industries extractives, l’économie congolaise devrait demeurer résiliente au plan de la croissance. A l’en croire, cette situation est reflétée par la consolidation de la confiance des chefs d’entreprises quant à l’évolution de la conjoncture économique à court terme.
Cependant sur le marché des biens et services, le rapport de la BCC indique qu’un ralentissement de l’inflation est attendu en 2024, comparativement à l’année précédente.
« Après deux semaines de hausses consécutives, l’inflation a ralenti. Le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,2% au cours de la troisième semaine de juin 2024 contre 0,5% une semaine plus tôt », peut-on lire dans ce rapport.
En ce qui concerne le marché des changes, la BCC affirme que le taux de change est resté « globalement stable » durant la semaine sous revue, attesté par de faibles variations hebdomadaires de 0,11% et 0,19% à l’indicatif et au parallèle.
En effet, au 21 juin, les cours se sont établis à 2.837,35 francs congolais le dollar américain à l’indicatif et 2.857,82 francs congolais au parallèle.
Au regard des facteurs de risques internes tels que les conséquences de l’inflation importée sur l’économie nationale et la persistance de la guerre dans l’Est, la gouverneure de la BCC maintient le resserrement de la politique monétaire.
Dans cette logique, elle a préconisé le respect des engagements pris dans le cadre du Pacte de stabilité afin de promouvoir un climat favorable à la croissance économique, le suivi rapproché de la liquidité bancaire, le lissage des dépenses publiques, l’émission des titres de la dette publique en monnaie nationale uniquement, le renforcement des mesures de soutien au secteur agricole face aux effets du changement climatique, l’amélioration des infrastructures de base, essentiellement les routes de desserte agricole pour soutenir la diversification et promouvoir l’import-substitution.




















































