Le ciel de la République démocratique du Congo risque de s’assombrir à nouveau si rien n’est fait. Le Vice-premier ministre, ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba a alerté le Conseil des ministres sur la situation désastreuse qui prévaut au sein de Congo Airways, unique entreprise d’aviation de l’Etat.
Lors de la réunion du Conseil des ministres du vendredi 28 juin, le ministre sectoriel a annoncé que la compagnie nationale aérienne Congo Airways court le risque de voir son certificat de transporteur aérien et son agrément être retiré d’ici le 16 septembre si, elle ne dispose pas d’un avion immatriculé en RDC.
Il a sollicité le décaissement en procédure d’urgence, d’un fonds prévu pour permettre à cette compagnie nationale de renforcer sa capacité opérationnelle n’ayant pas encore été libéré.
« Congo Airways n’exploite qu’un seul aéronef en leasing et dont le contrat expire dans les jours qui viennent. Bien plus, elle court le risque de voir tomber son certificat de transporteur aérien et son agrément IATA si au 16 septembre prochain, elle ne dispose pas d’un appareil opérationnel immatriculé en République Démocratique du Congo », a indiqué Jean-Pierre Bemba cité par le porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, dans le compte rendu de cette réunion hebdomadaire.
Réagissant dans le même sens, le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa Tongba a soutenu qu’il est important pour le gouvernement d’assurer à tout prix de la relance de cette compagnie aérienne dans les jours qui viennent parce qu’elle présente les potentiels qui permettront son développement.
« Des mesures urgentes relatives notamment à la mise à disposition des fonds et à la gestion des différents contentieux ont été préconisées », a-t-il suggéré.
Le gouvernement de la République démocratique du Congo avait débloqué une somme de 10 millions de dollars américains pour le leasing de deux avions afin relancer la compagnie aérienne nationale « Congo Airways »
Congo Airways annonçait mi-septembre 2023, la suspension temporaire de tous ses vols, en expliquant que cela était dans « le souci de garantir la sécurité de ses passagers » conformément aux normes de l’Association du transport aérien international (IATA) qui est l’association professionnelle des compagnies aériennes du monde entier, représentant quelque 300 compagnies aériennes, soit 83 % du trafic aérien total dont elle fait partie et du fait de ses certifications IOSA, qu’elle procédait à la réorganisation de ses outils d’exploitation.
Cette réorganisation concernait également la maintenance de sa flotte constituée de trois avions dont deux opérationnels, un Airbus A320 et 2 Q400 – un qui n’est pas utilisable pour des raisons techniques et un autre en maintenance à l’extérieur du pays.
… Jusqu’à l’accomplissement de la promesse!
En décembre 2019 devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi avait annoncé le plan d’acquisition de huit (8) avions neufs pour Congo Airways dans l’objectif de lui permettre de mieux desservir le Congo profond.
« Je me réjouis de la signature entre Congo Airways et Airbus pour l’acquisition de deux aéronefs neufs de type A 220-300 de 132 places chacun, deux aéronefs de type E-175 de 76 places chacun avec la société brésilienne Embraer et de deux aéronefs de type ATR 42-600 de 48 places chacun auprès de la société franco-italienne », indiquait le Chef de l’État.
Ces avions devraient faciliter la desserte domestique essentiellement pour le désenclavement des provinces nouvellement créées.
« C’est un évènement important, mieux une fierté nationale d’autant plus que c’est pour la première fois depuis 30 ans que la RDC va acquérir des appareils neufs », déclarait-il sous les ovations des députés et sénateurs.




















































