Alors que la RDC est classée parmi les 20 pays les plus corrompus au monde au dernier classement de l’Indice de Perception de la Corruption (IPC) publié en janvier dernier par Transparency international, le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) s’inquiète de la propension inquiétante des pratiques de corruption dans les institutions publiques.
« Il ne fait l’ombre d’aucun doute que la RDC prend des allures inquiétantes. La corruption a atteint la moelle épinière des institutions publiques. A ces jours, la corruption de l’élite politique constitue le premier risque budgétaire, un frein au développement des milieux ruraux et périurbains », souligne le CREFDL dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre, Judith Suminwa.
La présidence et le parlement, sièges du dépassement budgétaire !
Selon ce groupe d’Experts en finances publiques, ces pratiques apparaissent dans les actes de gestion en termes de « dépassement budgétaire, abus de pouvoir, favoritisme dans l’exécution des projets sociaux ».
« Dans un rapport publié le 9 mai dernier, le CREFDL a relevé que les dépenses des deux chambres du parlement de près de 300 millions USD ont été effectuées sans ouverture préalable des crédits. La gestion du budget de la Présidence de la République enregistre de manière fréquente un dépassement, privant ainsi l’État de sa capacité à financer la réhabilitation des routes ou encore une campagne agricole qui coûte 50 millions USD par saison », peut-on lire dans cette lettre.
Hormis son rapport, le CREFDL mentionne également celui de la Cour des Comptes de mai dernier, qui a relevé que le secteur de la justice est aussi frappé par la corruption.
« Un audit réalisé à Kinshasa auprès des Cours, Tribunaux, Parquets et des points de perception des taxes de Police dresse un tableau sombre. Plus de 8 millions de dollars de recettes ont été détournés par ceux qui sont censés protéger le peuple », regrette la même source.
Comme apport, le Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL) recommande au gouvernement Suminwa d’initier urgemment une de Loi anti-corruption, la révision du code pénal congolais en y ajoutant une rectification de la définition de la corruption et le renforcement des peines.
Qui plus est, la Première ministre a été invitée à instituer des tribunaux spécialisés anti-corruption avec un parquet financier à leur côté pour vaincre ces pratiques qui, selon cette ASBL, est à la base de privation des 1500 Km de route asphaltées chaque année.




















































