Le Président de la République, Félix Tshisekedi a déploré la persistance de la dépréciation du franc congolais face aux devises étrangères, en l’occurrence le dollars américains, en dépit d’une dizaine des mesures adoptées en 2022 par le gouvernement.
D’après lui, l’économie congolaise étant fortement dollarisée, le comportement du franc congolais face au dollar américain a un impact immédiat sur le panier de la ménagère.
Pour pallier cette situation, il a au cours de la deuxième réunion du Conseil des ministres du Gouvernement Suminwa, qu’il a présidée vendredi 21 juin, souligné la nécessité de stabiliser la monnaie nationale afin de préserver le pouvoir d’achat de la population. Celle-ci devrait notamment passer par une réévaluation urgente des mesures prises pour stabiliser le taux de change et relever le social des congolais.
Parmi ces mesures figurent la protection et le renforcement du pouvoir d’achat des congolais, qui selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, est mis en mal par la situation qui prévaut actuellement sur le marché de change.
Aperçu des mesures prises en 2022
Fin 2022, la BCC avait proposé au gouvernement une batterie de mesures susceptibles de redonner au Franc congolais sa valeur d’antan. Il s’agissait notamment:
- le paiement de tous les droits dus à l’Etat en Franc congolais;
- le respect strict des taux indicatifs des banques commerciales par les opérateurs économiques en particulier les pétroliers, les grandes surfaces et les opérateurs de télécommunication ;
- le respect des taux indicatifs par les organismes publics à l’instar de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS), le Fonds de Promotion de l’Industrie (FPI), l’Institut National de Préparation Professionnelle (INPP), les Régies Financières et tous ceux qui sont dans les opérations de change ;
- le contrôle économique efficace pour s’assurer du respect des taux indicatifs par tous les opérateurs économiques dans le dénouement de toutes les transactions ;
- la lutte contre la fraude et l’application des mesures de restrictions sur l’importation des produits similaires dans la partie ouest du pays;
- le renforcement par la BCC, en collaboration avec la Chambre des Mines, du suivi et du contrôle de rapatriement des devises et l’application de toutes les mesures draconiennes qui s’imposent ;
- le renforcement de la collaboration entre la BCC et la Cellule Nationale des Renseignements Financiers (CENAREF) pour lutter contre la fuite et le blanchiment des capitaux.
La Banque Centrale du Congo s’était également engagée à procéder à une analyse des écarts entre les taux vendeurs et les taux acheteurs sur le marché interbancaire afin de prendre les mesures correctives éventuelles pour éviter la spéculation sur ce marché.
En sus, l’autorité monétaire avait aussi recommandé la poursuite de contrôle des facteurs de la liquidité bancaire; l’exécution des réformes structurelles retenues dans le cadre du programme avec le FMI; le contrôle et suivi permanent des facteurs de la liquidité bancaire.
Récemment, dans le cadre du programme global de dédollarisation de l’économie congolaise, la gouverneure de la Banque du Congo (BCC), Malangu Kabedi Mbuyi a enjoint aux établissements de crédits et sociétés financières de paramétrer leurs terminaux de paiement électronique uniquement en monnaie nationale, à dater du 31 juillet 2024.




















































