Aux grands maux les grands remèdes. C’est sur fond de cette pensée que le ministre de la Justice, Constant Mutamba s’est engagé à redresser son secteur qualifié de « malade » par le Président de la République, notamment en raison de la théâtralisation de ses décisions prises entre autres en matière des procès relatifs au détournement des fonds publics.
Conscient des nombreux défis sur sa table, le ministre de la Justice a entamé ce chemin périlleux par un important entretien en tête-à-tête avec Jules Alingete, patron de l’Inspection Générale des Finances (IGF).
Mettre fin à la criminalité financière pour l’essor du développement économique !
Les bribes d’informations glanées par la rédaction d’Eco24 rapportent que les deux personnalités ont mis l’accent sur la lutte contre les vices de la corruption et la criminalité financière qui gangrènent tout le secteur public en RDC.
A l’issue de cette entrevue, Jules Alingete Key a confié que le ministre de la Justice est déterminé à faire de la lutte contre la corruption un élément important pour permettre à la RDC de prendre son envol vers le développement.
Dans cette optique, Constant Mutamba a demandé à l’IGF de lui transmettre diligence, tous les rapports de ces trois dernières années ayant établi des faits de corruption et criminalité financière endéans 72 heures.
Qui plus est, le patron de la Justice veut également voir clair dans la gestion des fonds d’indemnisation des victimes de Kisangani et de réhabilitation du Palais de Justice à Kinshasa.
« Une série d’audits vient d’être commandée à l’Inspection générale des finances, notamment l’audit de tous les fonds mis à la disposition de la République pour l’indemnisation des victimes de Kisangani. Ce travail a déjà commencé aujourd’hui, une équipe d’inspecteurs des finances est en route pour Kisangani pour essayer de vérifier ce qui a été fait des fonds mis à la disposition de l’établissement public. Il y a également l’audit des travaux de réhabilitation du Palais de Justice par la société MILVEST que l’autorité voulait que nous puissions mettre à sa disposition tous les éléments : les contrats, les fonds libérés, le niveau d’exécution financière et le niveau d’exécution physique des travaux », a déclaré le chef de service de l’IGF.
Aussitôt nommé ministre de la Justice, Constant Mutamba a promis d’administrer à son secteur, une thérapie de choc, par des réformes judiciaires « courageuses et audacieuses », passant notamment par des actions judiciaires fortes contre les détourneurs des deniers publics.
Il a également pris l’engagement de créer un tribunal spécial contre la corruption et de construire à la N’sele d’une prison pour les détourneurs de fonds Publics.
Associée à cette lutte, l’IGF étant dotée d’une compétence générale en matière de contrôle des finances et des biens publics, vérifie et contrôle toutes les opérations financières de l’État, des entités administratives décentralisées, des établissements publics et organismes paraétatiques ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature bénéficiant du concours financier de l’État, des entités administratives décentralisées et des établissements publics ou organismes paraétatiques sous une forme de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie.




















































