Près de six mois après la tenue des élections générales, l’opposant et candidat à la présidentielle de décembre 2023, Martin Fayulu réitère son appel à l’audit de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), institution d’appui à la démocratie chargée d’organiser les élections en République démocratique du Congo.
Sur ses réseaux sociaux, le président national du parti politique Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé) critique vivement le coût des dernières élections ayant proclamé la réélection de Félix Tshisekedi avec plus de 73% des voix.
En effet, selon Martin Fayulu, les élections très contestées de décembre 2023 ont coûté au trésor public, une somme vertigineuse évaluée à 1,3 milliards de dollars américains.
« Le simulacre d’élections de décembre 2023 a coûté 1,3 milliard de dollars au contribuable congolais. Six mois après, il est incompréhensible que la CENI ne soit toujours pas auditée », argue Martin Fayulu arrivé troisième à la dernière présidentielle après Félix Tshisekedi et Moïse Katumbi.
« Des sanctions contre Kadima et son équipe »
En outre, il réclame des sanctions internationales à l’encontre de Denis Kadima, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) à l’instar de son devancier, Corneille Nangaa.
« Messieurs Corneille Nangaa et Norbert Basengezi ont été sanctionnés par les USA pour des actions similaires à celles de monsieur Kadima et son équipe », rappelle-t-il.
En 2018, les États-Unis d’Amérique avaient sanctionné Corneille Nangaa, alors président de la CENI, son vice-président Norbert Basengezi et le Conseiller de la même institution, Marcellin Mukolo Basengezi pour « corruption persistante » liée aux élections de décembre de la même année. Nangaa avait été accusé par le Trésor américain d’avoir détourné des fonds opérationnels de la CENI à des fins personnelles et politiques.
« Cette action fait suite à la corruption persistante de hauts responsables au sein de la Céni de la RDC et de l’ancien gouvernement de Joseph Kabila pour entraver et retarder les préparatifs en vue d’élections crédibles et inclusives », déclaré Sigal Mandelker, ancien sous-secrétaire au Trésor, chargé du terrorisme et du renseignement financier.




















































