Dans les couloirs de l’hémicycle, des sommes sonnantes ont circulé peu avant l’investiture du premier gouvernement du second mandat du Président Félix Tshisekedi.
Cette alerte est faite par le Centre de Recherche en Finances Publiques et Développement Local (CREFDL) qui dénonce les pratiques de monnayage de vote des députés nationaux, eux qui constituent la Chambre basse du Parlement, autorité budgétaire.
Dans son communiqué, le CREFD dit constater que les faits décriés dans son rapport publié le 9 mai dernier refont surface et se consolident actuellement.
« Selon les entretiens effectués avec 20% des députés nationaux et assistants parlementaires, il s’avère que chaque député aurait touché 30.000 USD pour participer au vote de confiance du nouveau Gouvernement, qui aura lieu ce mardi 11 juin. Ce sont près de 14 millions USD décaissés par l’Etat pour motiver les députés nationaux. Un montant qui n’est pas retracé dans la Loi des finances, exercice 2024 », dénonce cette structure.
Le CREFDL regrette le fait que cette somme trépidante décaissée « unilatéralement » pourrait financer la construction d’au moins 10 laboratoires médicaux modernes dans 10 provinces, s’il faut tenir compte du Pilier IV du Programme d’Actions du nouveau Gouvernement, intitulé « Garantir l’accès aux services de base ».
Le CREFDL rappelle que ces pratiques de corruption ne peuvent en aucun cas renforcer le contrôle de l’action gouvernementale.
« Au contraire, l’Assemblée Nationale se fragilise davantage et ne saurait jouer pleinement son rôle », ajoute-t-il avant de déplorer que ces paiements en espèces effectués par le caissier de la Chambre Basse du Parlement de la RDC ont des indices de blanchiment des capitaux.
Face à ces informations troublantes, CREFDL craint que cette législature soit « pire » que la précédente, dont la gestion a été caractérisée par des pratiques de corruption et d’achat de consciences des élus nationaux.
A cet effet, le coordonnateur national du CREFDL, Valery Madianga a invité la justice congolaise à diligenter des enquêtes sérieuses.
« Comment payer à cette hauteur là un député national, qui est déjà pris en charge par l’Etat et dispose d’un salaire de prestige? », s’interroge-t-il.




















































