Le député honoraire, Claudel Lubaya est de nouveau monté au créneau pour exiger la libération de Gloria Nsenga et Robert Bunda Mangubu, initiateurs de la campagne « Tolembi Pasi » détenus depuis près d’un mois par les services de sécurité.
En effet, dans sa tribune publiée sur ses canaux habituels , cet acteur politique de l’opposition rappelle que la campagne « Tolembi Pasi » s’inscrit plutôt dans la ligne droite du « Peuple d’abord », prôné par le pouvoir de Félix Tshisekedi.
« Le peuple d’abord, c’est d’abord le panier de la ménagère, le pouvoir d’achat, et autres besoins économiques et sociaux que l’État a l’obligation constitutionnelle d’assurer l’accès aux citoyens, comme le précisent les articles 47 et 48 de la Constitution : l’article 47: le droit à la santé et à la sécurité alimentaire est garanti et l’article 48 : le droit à un logement décent, le droit d’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique sont garantis », rappelle en substance Claudel Lubaya.
Aussi, il dénonce la restriction de l’espace démocratique à l’entame du deuxième quinquennat de Félix Tshisekedi en République démocratique du Congo.
« Bien qu’ayant été subtilement banni du discours officiel faute de volonté politique et de mesures d’application, le peuple d’abord, c’est aussi la liberté d’expression démocratique, d’opinion et de manifestation pacifique que la Constitution, sur pied de l’article 26, garantit aux citoyens pour exiger des autorités, l’amélioration de leurs conditions de vie et ce, en conformité avec les prescrits de cette Constitution. Dès lors, la campagne patriotique et citoyenne TOLEMBI PASI a le mérite d’être un segment de « le peuple d’abord » et une sonnette d’alarme inoffensive, tirée par les citoyens, forts de leurs droits garantis par les articles 23, 25, 26, 36, 37, 47, 48 de la Constitution, pour sensibiliser les autorités et leur rappeler pacifiquement le devoir constitutionnel qui leur incombe d’assurer au peuple, l’accès à la nourriture, à l’emploi, à l’eau potable, à l’électricité, aux soins médicaux, à l’hygiène, à la sécurité, et j’en passe. Il ne s’agit donc pas ni d’une offense ni d’une atteinte à la sûreté de l’État », a-t-il expliqué.
« Taire à tout prix toutes les voix dissidentes »
Qui plus est, le président de l’UDA originelle déplore le fait que ces revendications soient érigées en délit de « sédition, d’atteinte à la sûreté de l’État ».
Pour cet opposant, l’arrestation et la détention arbitraires de Sengha et son compagnon d’infortune s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie systématique visant à faire taire toutes les voix dissidentes et à empêcher toute revendication populaire contre « la corruption, les malversations financières, l’enrichissement illicite, le bradage des ressources naturelles, etc ».
Dénonçant un abus de pouvoir avéré et récurrent, Claudel Lubaya a, à l’instar d’autres organisations de défense des droits de l’Homme, exigé la libération sans condition de ces jeunes défenseurs des ventres affamés.
« Leur place est dans la rue pour manifester et non dans les geôles pour que leur liberté y soit bâillonnée. Nos mémoires sont encore fraîches pour ne pas oublier la tragique disparition de Chérubin Okende d’heureuse mémoire, dont les circonstances de son odieux assassinat n’ont jamais été élucidées et ce, en dépit de la thèse mensongère soutenue par une justice aux ordres dans le but de protéger les auteurs, complices et commanditaires de ce crime qui ne restera pas impuni », a-t-il argué relevant le fait que les auteurs, complices et bénéficiaires des malversations financières, détournements, corruptions de tous ordres courent en toute impunité, affichant leur enrichissement illicite, avec « la complicité totale et l’assentiment de toutes les institutions confondues ».




















































