Les opposants Claudel André Lubaya et Seth Kikuni, respectivement député national honoraire et candidat à la présidentielle aux dernières élections, ont appelé à un front commun contre le pouvoir en place.
Dans leur déclaration conjointe, ces opposants fustigent la « faillite » de la gouvernance publique du Président Tshisekedi conduisant au délitement du pays.
Ils ont souligné l’urgence de taire les divergences pour défendre « la constitution, le peuple, l’intégrité du territoire, l’indépendance nationale, la démocratie, la liberté, l’État de droit, le Vivre ensemble ».
« C’est à cette prise de conscience qu’est lié le nouveau Congo. Il s’agit ici, d’un impératif de survie pour notre Nation, en nous opposant au recul démocratique, à la vie chère, à l’insécurité, à l’absence des politiques publiques en matière d’accès à l’emploi, au logement, au salaire décent, à l’eau, à l’électricité, à l’éducation et à la santé; face aux dérives d’un pouvoir tourné contre le peuple », ont-ils déclaré.
Dans cet ordre d’idées, Lubaya et Kikuni accusent le pouvoir en place de faire fi de la corruption qui gangrène les institutions issues des élections contestées de décembre 2023.
« Les institutions de l’État en faillite sont détournées à des fins de satisfaction d’ambitions personnelles et de dévolution monarchique du pouvoir. La corruption y a définitivement élu domicile; occasionnant, de ce fait, l’évaporation des ressources financières du pays à la faveur d’une délinquance financière sans précédent, au sommet de l’État », ont-ils tambouriné.
Pour ces opposants, « l’État est de plus en plus absent là où le peuple l’attend ».
« Les conséquences de cette inclinaison anti républicaine du pouvoir actuel sont parfaitement perceptibles: l’économie est en lambeaux, les infrastructures en état de délabrement avancé, les conditions de vie des citoyens déclinent jusqu’à la détresse. Tout cela sur fond d’impunité généralisée et consacrée », concluent ils.




















































