Le député national honoraire, Claudel Lubaya est monté au créneau pour dénoncer l’arrestation arbitraire de l’initiatrice de la campagne citoyenne « TOLEMBI PASI », Gloria Sengha et ses camarades détenus depuis quelques jours dans un endroit inconnu.
Dans sa déclaration, le président national du parti UDA Originelle fustige la restriction de l’espace démocratique ainsi que la répression contre les voix critiques au pouvoir en place en RDC.
« Quand un pouvoir est fort et au service du peuple, il assume la critique. C’est responsable et c’est cela la démocratie. Quand il est faible, il la réprouve et la réprime à tour de bras, pour faire peur. C’est cette seconde option qui constitue désormais la doctrine politique du Pouvoir de Kinshasa; à savoir la répression à tout va, sans limites et sans scrupule, pour installer la peur », a argué Claudel Lubaya pour qui Gloria Sengha et ses camarades portent les revendications dans le cadre de la campagne « TOLEMBI PASI » qui s’inscrit dans l’esprit du « peuple d’abord ».
Pour cet homme politique de l’opposition, les arrêter pour avoir voulu rappeler cet idéal cher au feu Président Étienne Tshisekedi est « une négation de son combat et une preuve de plus que l’UDPS a tourné définitivement le dos au peuple ».

Dans cette perspective, Claudel Lubaya qui dénonce, la misère, le taux élevé du chômage et l’inflation en RDC, appelle les autorités à apporter des solutions concrètes à ces problèmes réels du peuple, plutôt que de réprimer ceux qui en réclament.
« A l’évidence, le pays va mal, très mal. Les gens vivent dans la souffrance et ce n’est un secret pour personne. Les Congolais ont faim, ils n’ont pas d’eau ni d’électricité, ils sont au chômage, ils touchent des salaires de misère et sans pouvoir d’achat dans un environnement économique d’une inflation galopante… C’est une réalité. Ce sont des besoins élémentaires auxquels l’État a le devoir d’apporter des réponses adéquates. La répression n’en est pas une », a souligné le président de l’Union démocratique Africaine (UDA)/Originelle.
« Lorsque les citoyens manifestent paisiblement, c’est pour rappeler à l’État ses obligations. Ce n’est pas un affront ni un délit. C’est leur droit le plus légitime. Gloria et ses camarades ont juste voulu porter la voix de tous ceux qui peinent et qui se sentent abandonnés par l’État. Leur place n’est pas dans les cellules de l’ANR ni de la DEMIAP », a-t-il ajouté.
Figure de proue de l’activisme citoyen avant de se lancer dans la politique active en postulant aux législatives de décembre 2023, Gloria Sengha a été arrêtée à Kinshasa par les services de sécurité alors qu’elle manifestait contre la « vie chère et la misère ».




















































