L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a décrié les mauvaises pratiques du ministre des Finances, Nicolas Kazadi, qui obscurcissent l’orthodoxie dans la gestion des finances publiques.
Dans son dernier communiqué intitulé: « Nicolas Kazadi dans ses œuvres, pris la main dans le sac à la Banque centrale », le président du Conseil d’administration de l’ODEP, Florimond Muteba indique que le 20 mai, le ministre des Finances a « brusquement » instruit la BCC de ne plus respecter la procédure exceptionnelle mise en place consistant à examiner les dépenses.
En effet, dans l’objectif d’empêcher en cette période le paiement en urgence des dépenses telles que la dette intérieure, les fournisseurs de l’Etat, les interventions économiques, les frais de mission à l’extérieur, source des nombreux détournements,
l’IGF examine toute dépense en procédure d’urgence avant paiement au guichet de la BCC.
« Des sources de la Banque Centrale du Congo, madame Mushengezi, directrice des opérations bancaires et monnaies (OBAMA) a été arrêtée, conduite au Parquet Général près la Cour de Cassation, interrogée, mise sous mandat de dépôt pour avoir fait obstruction à la procédure édictée pour l’exécution des dépenses publiques pendant la période d’expédition des affaires courantes du gouvernement », renseigne le PCA de l’ODEP qui précise que cette décision s’en est suivi un bras de fer avec l’IGF qui a saisi le parquet général près de la cour de Cassation.
« Ce dernier a joint aux inspecteurs des finances en mission à la BCC, les inspecteurs de police judiciaires pour faire respecter la procédure exceptionnelle », souligne-t-il.
En outre, l’ODEP s’interroge sur « l’acharnement » du ministre des Finances à demeurer dans les pratiques de gouvernance peu orthodoxes.
« La réponse est claire: la cupidité. Prenons juste la dette intérieure, elle est toutes les années en dépassement budgétaire parce qu’à chaque paiement les montants payés sont décotés en sa faveur et celle de ses complices, cela veut dire quoi: L’Etat vous doit dix millions des dollars, un deal est monté entre le ministre et le créancier, et on lui propose par exemple de ne toucher que 40% de sa créance, et le reste le ministre et ses complices à divers niveaux de sa hiérarchie et de son entourage », déplore Florimond Muteba.
En définitive, l’ODEP qui axe sa lutte pour améliorer la transparence et la redevabilité dans la gestion des finances publiques ; participer à la lutte contre la corruption, détournement des deniers publics, blanchiment des capitaux, réclame des mesures conservatoires à l’encontre du ministre des Finances.
Dans cette optique, le Président Tshisekedi a été appelé à cesser de donner l’impression de favoriser l’impunité ou même pire d’être complice de son protégé Nicolas Kazadi.
« Toutes affaires cessantes ce ministre récidiviste doit être mis hors d’État de continuer à nuire. Il doit au moins être suspendu de ses fonctions en attendant l’action urgente de la justice sinon tout le pays va crier à la complicité », a conclu le PCA de l’ODEP.
Le ministre des Finances du gouvernement sortant, Nicolas Kazadi est également soupçonné de surfacturation dans le cadre des travaux de construction des forages d’eau et l’installation des lampadaires.
Alors que le Procureur général près la Cour de cassation sollicite l’autorisation des poursuites, Nicolas Kazadi est interdit de quitter la République démocratique du Congo.




















































