Dans la cité minière de Rubaya au Nord-Kivu, le tandem M23-RDF impose de nouvelles taxes illégales aux creuseurs et négociants artisanaux qui exercent leurs activités sur les périmètres de l’ancien permis d’exploitation 4731, du reste retiré par l’Arrêté ministériel N°00222/CAB/MINES/01/2023 du 14 juin 2023.
Selon la ministre congolaise des Mines, ceux-ci sont contraints de payer 3000 USD pour la tonne de coltan et 2000 USD pour la cassitérite. Le versement de ces sommes s’effectue à Kigali après la vente des minerais.
« Aussitôt établi dans cet espace, le M23 y a tenu une grande réunion avec tous les creuseurs et négociants, les autorisant à poursuivre l’exploitation artisanale. Ils achètent les minerais produits, les entreposent dans leurs grands dépôts de Mushake avant de les acheminer au Rwanda. A cet effet, ils instaurent une taxe unique de 3.000 USD /tonne de Coltan et 2.000USD /tonne de cassitérite et le paiement se fait à Kigali après-vente. Par ailleurs, ils ont saisi tous les minerais destinés aux comptoirs congolais et les ont orientés vers Rwanda », souligne le communiqué du ministère des Mines.
Pour la ministre congolaise, ce stratagème du Rwanda viole des dispositions internationales et régionales en la matière et constitue une menace pour la paix et la sécurité internationales et pour la Région.
Elle a plaidé pour un embargo contre le Rwanda pour violation des accords internationaux sur l’importation et l’exploitation de minerais extraits dans des zones de conflit.
Dans cette logique, le gouvernement congolais encourage les consommateurs finaux des produits miniers d’opter pour un approvisionnement « sain et responsable en substances minérales » alors que le Rwanda est accusé de soutenir la contrebande et l’exploitation illicite des minerais de la filière des « 3T ».




















































