A 4 jours des élections des gouverneurs et sénateurs prévues le 29 avril, le Président de la CENI, Denis Kadima Kazadi a conduit une délégation de son institution, pour une supervision managériale de ce double scrutin à Mbuji-Mayi, dans la Kasaï Oriental.
En effet, cette mission du terrain visait à palper du doigt le déroulement des préparatifs.
« Le pays va devoir organiser dans quelques jours de nouveaux scrutins qui concernent les sénateurs, les gouverneurs et vice-gouverneurs de province. Je suis ici avec une délégation pour voir comment se déroulent les préparatifs et comprendre comment les choses se passent. Et pour en prendre la température, il faut bien évidemment passer par le gouvernorat et par la suite, nous allons rencontrer les autres parties prenantes afin de les écouter et aussi de passer le message. Parce que nous voulons des élections paisibles, se déroulant dans de bonnes conditions. Ce 29 avril, nous organisons ces élections de façon concomitante », a indiqué le Président de cette institution d’appui à la démocratie.
« Nous voulons des élections propres »!
Denis Kadima a également profité de cette occasion pour mettre en garde les candidats et l’électorat constitué des députés provinciaux en rapport avec les soupçons de corruption et autres types de vices.
« Au regard de la question de corruption, intimidations et autres types de vices, la CENI ne peut que les décrier. Nous demandons à tous ceux qui sont concernés de minimiser ce genre de choses parce que nous voulons des élections légitimes qui répondent aux normes et aux standards universels. Toutefois, s’il y a ce genre de pratique évidemment, nous ne pouvons que demander aux autorités de prendre des sanctions contre leurs auteurs. Bien entendu, les grands électeurs devront être eux-mêmes, à leur niveau, responsables. Nous voulons d’un processus propre à travers lequel les candidats seront choisis par rapport à leur mérite et non moyennant ce qu’ils auront donné. Cela signifierait, si cela arrivait, qu’ils auront acheté les postes et qu’ils ne répondraient pas aux attentes de la population. Parce qu’à la fin, c’est nous tous qui seront perdants. Une chose est sûre, nous souhaitons vivement des élections avec toute l’intégrité voulue. Je n’aime pas personnellement mettre en avant-plan la sanction, c’est pourquoi je suis d’abord pour la sensibilisation », a-t-il avancé.
Les dérapages ne resteront pas impunis!
Nonobstant, Denis Kadima affirme que lorsqu’il y a des bavures ou des dérapages qui sont avérés, inéluctablement il faut qu’il y ait des sanctions.
« Si nous avions sanctionné, c’est pour l’exemple, car bon nombre de gens se complaisent dans l’impunité, mais la CENI ne veut pas faire partie de ce système de gouvernance. Nous ne souhaitons qu’une chose : que ces élections comme celles à venir se déroulent avec intégrité et probité. Que le meilleur l’emporte. Ce qui fait que quand il y a eu les problèmes que nous avions décriés, nous avons agi avec efficacité. S’il nous arrive de tomber sur des cas patents, nous n’allons pas rester indifférents », a-t-il soutenu.
Le Président de la CENI a invité les députés provinciaux à agir en toute responsabilité en vue de répondre aux besoins de la population qui fonde ses espoirs sur eux pour un mieux-être.




















































