A l’approche des élections des gouverneurs, vices-gouverneurs des 26 provinces et des sénateurs en RDC, les pratiques rétrogrades ont refait surface.
En effet, alerté par des allégations de corruption et monnayage des voix par les grands électeurs, le Procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde a rappelé aux procureurs généraux près les Cours d’Appel, le regret exprimé par le Président Tshisekedi, magistrat Suprême, vis-à-vis de ces actes de corruption.
Dans sa correspondance, le PG près la Cour de cassation enjoint à ses administrés à mettre en place un mécanisme d’action pour réprimer ces faits infractionnels.
« J’attire à nouveau votre attention pour vous demander de vous activer à contrer ces habitudes rétrogrades, a priori lors du déroulement dudit scrutin et a posteriori pour mettre l’action publique en mouvement pour des cas de corruption suspectés ou avérés dont vous aurez connaissance d’une manière ou d’une autre », a argué Firmin Mvonde.
Dans cette perspective, il a enjoint aux procureurs à collaborer avec la CENI, pour démasquer les auteurs de ces actes.
« Je vous invite instamment à échanger avec les responsables locaux de la Commission Électorale Nationale Indépendante pour mettre en place, sans vous immiscer dans le déroulement du scrutin électoral, une organisation qui permette de démasquer des actes susceptibles de concourir à la réalisation de ces faits infractionnels en veillant notamment sur l’interdiction du port de téléphone portable ou de tout objet pourvu de caméra », a-t-il préconisé soulignant que « la procédure de flagrance sera l’unique voie de mise en branle des poursuites ».
Dans un communiqué, la CENI a annoncé le report des élections des sénateurs, gouverneurs et vice-gouverneurs, au 29 avril suite aux contraintes logistiques et financières.




















































