C’est une affaire qui fait jaser et suscite des questionnements sur l’utilisation des fonds du Trésor destinés à l’exécution des travaux publics en République démocratique du Congo. Surfacturation, détournements en cascade… autant de vices qui rongent le pouvoir public.
En effet, dans une correspondance adressée à son collègue du Développement rural, le ministre des Finances, Nicolas Kazadi déplore le décalage entre l’exécution physique et financière du projet d’installation des stations d’eau à travers 1000 localités de la RDC.
D’après Nicolas Kazadi, le gouvernement a déjà payé plus de 71 millions (71.816.829) de dollars américains au prestataire, ce qui représente seulement 241 stations de traitement d’eau finies.
Le communiqué de l’argentier de la RDC relève que le ministère du Développement rural a signé, en date du 21 avril 2021, un contrat d’installation de 1.000 forages et de construction de stations mobiles de traitement d’eau dans 1.000 localités à travers le territoire national, pour un coût global de 398.982.383,41 USD, soit 398.982 USD en moyenne par station. Ce marché est confié au Consortium Stevers Construct-Sotrod WaterWater.
Estimant que ce prix était très élevé, le ministre des Finances a demandé la révision à la baisse de ce coût unitaire.
« C’est ainsi que, par sa lettre n°SC-SW/RF/14/2023 du 07 avril 2023, le chef de fil dudit consortium notifiera le ministre du Développement rural de l’augmentation du nombre de stations à livrer, qui passe désormais de 1000 à 1340, soit un coût unitaire revu à 297.748 USD, une diminution de 34% du coût initial », a soutenu la source
Suite à ce décalage le ministre des Finances a conditionné les prochains paiements par la livraison intégrale de 241 stations par le titulaire du marché.




















































