Avec plus de 10.000 tonnes des déchets solides produits quotidiennement dont 48% sont constitués de matière plastique, 15% de terre et céramique et 11% de plastique, la capitale de la République démocratique du Congo, Kinshasa peine à résoudre son vieux problème d’insalubrité en dépit de plusieurs millions de dollars américains déboursés chaque année par le gouvernement central.
De Jean Kimbunda avec son opération « coup de poing » ou likofi, en passant par André Kimbuta avec son « Kin-propre », « Kin-Bopeto » leur rejeton n’a pas mieux fait que ses prédécesseurs.
Bien que la mégapole congolaise n’ait pas figuré dans la liste de 25 capitales les plus sales du monde selon Forbes, les immondices qui jonchent quasiment toutes les artères de la ville et même les alentours des habitations ont fait perdre à Kinshasa son image d’antan de « Kin la belle ».
La ville est tellement sale que l’ancien président du Sénat, Alexis Thambwe Mwamba, déclara en son temps qu’il n’avait jamais vu une capitale qui soit plus sale que Kinshasa.
Dans la quête inespérée d’assainir le miroir de la RDC et siège des institutions, les autorités continuent à recourir aux firmes étrangères.
Ce vendredi 29 mars, le Président Félix Tshisekedi a échangé, avec l’entrepreneur George Arthur Forrest, au sujet du programme présidentiel « CONGO PROPRE » destiné à la salubrité de Kinshasa.

Selon la présidence, George Forrest a fait part au Chef de l’État du contrat qu’il a signé avec le gouvernement congolais pour la matérialisation de ce projet qui va se charger de ramasser tous les déchets de Kinshasa, les traiter en vue de les transformer en énergie et en engrais.
La veille, facilitée par l’envoyée spéciale du Chef de l’Etat pour la nouvelle économie du climat, Stephanie Mbombo, sa société Oligo Afrique, le ministère de l’Agriculture ainsi que celui des Ressources hydrauliques et électricité ont signé un contrat pour la production de l’énergie verte et d’engrais organiques à partir des déchets urbains.
« Par la nouvelle économie du climat, les déchets qui défigurent nos villes deviennent de la matière première pour un développement durable. C’est un tournant majeur pour la RDC. Je ne peux que saluer le chef de l’Etat, pour son implication directe, qui a suivi de près ce dossier jusqu’à son aboutissement », a-t-elle commenté.
Un contrat déjà signé avec Albayrak

En marge de la 3ème édition du Forum diplomatique d’Antalya (ADF 2024), en Turquie, le Président Tshisekedi s’est entretenu, au cours de ce même mois, avec une délégation du Groupe turc Albayrak, expert en construction, transports publics, gestion des déchets et immobilier.
En effet, présent à Kinshasa, ce groupe a déjà signé un partenariat avec le gouvernement provincial de la capitale pour l’assainissement public.
Lors de cet échange, le patron de cette entreprise, Ahmet Albayrak a fait part au Président Tshisekedi, des travaux d’études et des équipements qui sont déjà à Kinshasa dans le cadre de ce partenariat. Il s’agissait notamment de 70 véhicules qui sont déjà sur place et de 2 000 conteneurs de ramassage de déchets qui arrivent dans 2 semaines.
En mai dernier, l’autorité urbaine avait échangé avec une délégation de cette société conduite par son PDG, Ahmet Albayrak, au sujet de la mise en œuvre du contrat signé avec le gouvernement provincial de Kinshasa en février 2022.
Dans le cadre ce partenariat, Gentiny Ngobila a réceptionné le 27 février dernier au port de Luanda, en Angola, un important convoi d’engins d’assainissement destinés à la ville de Kinshasa. Il s’agissait des camions balayeurs électriques, des camions poubelles, des bennes et des compacteurs.
En attendant…
Toutefois en attendant de savoir à qui confier l’assainissement de la plus grande ville du pays et le début effectif des travaux, ses millions d’habitants doivent faire avec les collines d’immondices et les odeurs nauséabondes qu’elles dégagent.




















































