La Commission nationale des mercuriales des prix du ministère du Commerce extérieur renseigne que les prix du cacao, des cafés robusta et arabica exportés par la RDC, sont en hausse sur les marchés internationaux.
En effet, selon cette structure, le café robusta, le café arabica et le cacao se négocient respectueusement à 3,25 USD; 3,14 USD et 3,75 USD le kilogramme, contre 2,96 USD; 2,98 USD et 3,16 USD la semaine du 4 au 9 mars, soit une croissance respective de 9,80% ; 5,37% et 18,67% le kilogramme.
Cette tendance haussière des cours du cacao est particulièrement remarquée sur les marchés mondiaux. À la bourse de New York mardi, ce produit agricole a brièvement franchi le seuil symbolique de 10 000 USD la tonne. Une première dans l’histoire.
Les facteurs explicatifs de cette hausse spectaculaire sont des récoltes compliquées par de mauvaises conditions météorologiques en Côte d’Ivoire et au Ghana, mêlées à de la spéculation.

Nonobstant, le prix du cuivre connaît également une hausse sur les marchés internationaux, au cours de la période du 25 au 30 mars 2024, en se négociant à 8.866,65 USD la tonne contre 8 584,80 USD la semaine précédente, soit une augmentation de 3,28% légèrement inférieure à la tonne du cacao.
Les terres sont disponibles !
En réaction à cette situation, le gouvernement par le truchement du ministre de l’Industrie a incité les congolais à se lancer dans la culture de ce produit agricole. D’après Julien Paluku, les terres sont disponibles.
« Si tu plantes aujourd’hui ton champ, en 3 ans maximum et sans effort, comme pour creuser une mine, tu deviens millionnaire. C’est un appel à nous tous. Ce n’est pas encore de la responsabilité de l’Etat, c’est à chacun de nous. Les terres sont disponibles, il faut seulement du courage, l’esprit d’entreprendre et la décision. Moi je le fais déjà et je vous y invite pour que nous soyons nombreux à être bénis par les merveilles de notre sol. C’est de l’argent propre comme la neige », a-t-il écrit sur son compte X.
Assainir le climat des affaires dans le secteur de Café, cacao!
Lors de la 58e réunion du Conseil des ministres, Félix Tshisekedi avait appelé à l’assainissement du climat des affaires dans le secteur de Café, cacao et autres produits agricoles en RDC.
Cette instruction s’inscrivait dans le cadre de son engagement de voir la revanche du sol sur le sous-sol se réaliser.
« Ceci ne peut être possible que dans un climat des affaires sain, exempt de toutes tracasseries administratives, et le respect strict des Lois en matière agricole », a disait-il.
Somme toute, il avait, à cet effet, chargé le Premier ministre, de prendre des mesures conservatoires pour stopper toutes les tracasseries, principalement celles émanant des structures et services de l’Etat, et de convoquer une table ronde entre tous les acteurs concernés pour rétablir tout le cadre réglementaire, y compris dans les aspects fiscaux, tant au plan national que provincial afin d’assurer la croissance de la production et des exportations agricoles, créatrice d’emplois et de richesses dans ces Provinces.
Le cacao est l’une des principales cultures de rente de la RDC (Nord-Kivu), avec des milliers de familles dépendantes de cette industrie pour leur subsistance. Cependant, malgré les politiques gouvernementales visant à promouvoir le commerce équitable et le développement durable, le pays continue à faire face à des défis importants en matière d’exportations illicites de cacao.
Les exportations illicites de cacao se produisent principalement en raison de la contrebande transfrontalière vers certains pays voisins à la RDC. Ces perturbations impliquent des conséquences graves sur l’assiette fiscale du pays qui perd environ 60 millions USD chaque année.




















































