Après la signature le 15 mars du cinquième avenant de la convention sino-congolaise en matière d’exploitation minière et de construction des infrastructures et la relance, trois jours plus tard, des activités, le Président de la République, Félix Tshisekedi a donné des instructions relatives aux routes prioritaires à construire.
Il a l’a fait au cours d’une audience accordée aux responsables de l’Agence nationale chargée du pilotage et du suivi des conventions signées entre la République démocratique du Congo et des partenaires privés (APCSC), jeudi 21 mars à la cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Priorité aux routes nationales
Avec une enveloppe de 7 milliards de dollars américains étalée sur 5 ans, Félix Tshisekedi tient à ce que le programme sino-congolais se focalise essentiellement sur la construction des routes nationales, affirme le directeur général de l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration signées entre la RDC et les partenaires privés (APCSC), Freddy Yodi.
« Dans le cadre du programme sino-congolais, le Président Félix Tshisekedi nous a instruit de programmer par exemple la construction d’une route de contournement autour de Kinshasa, allant du quartier Mbudi à la commune de N’djili, la construction de la RN1, à son tronçon compris entre Mbuji-Mayi et Nguba, ainsi que la route Kalamba mbuji, jugées utiles pour le développement de la partie centrale de la République », a révélé Freddy Yodi.
Signé en 2008 par le Président honoraire, Joseph Kabila, sous forme de troc cobalt et cuivre contre la construction d’infrastructures, avec un consortium chinois pour un montant de 9 milliards de dollars, renégocié à 6 milliards sous pression du Fonds monétaire international (FMI), le « contrat du siècle » représentait un « important déséquilibre financier » au détriment de la RDC, selon une étude de l’Inspection Générale des Finances (IGF) publiée en mi-février 2023.
Dans ses conclusions, l’IGF avançait un montant de 76 milliards de gain pour la partie chinoise, contre seulement 3 milliards d’infrastructures pour la RDC.
Consécutivement à ces révélations de l’IGF, le Président Tshisekedi s’était exprimé en faveur de la révision du contrat « minerais contre infrastructures » conclu en 2008 avec la Chine afin de garantir les intérêts de la RDC.
Dans le cadre du nouveau contrat amendé entre la RDC et la Chine représentée par le Groupement des entreprises chinoises (GEC), l’enveloppe dévolue aux infrastructures est revue à la hausse passant de 3,2 milliards à 7 milliards de dollars américains.




















































