Au total, 63 groupes armés dont 59 locaux et 4 étrangers ont établi leurs quartiers généraux dans tous les sites miniers situés dans la province du Sud-Kivu. C’est ce qui ressort d’un café politique organisé à Bukavu par le Programme de désarmement, démobilisation et relèvement communautaire (PDDRC-S), le 19 mars dernier.
Ces débats axés sur : « La fraude minière, un des facteurs qui favorisent le financement des groupes et conflits armés », ont réuni autour d’une table, les acteurs étatiques et paraétatiques du secteur minier.
Selon Fernando Nkana, expert du PDDRC-S/Sud-Kivu cité par la radio onusienne, la présence des miliciens entraîne l’exploitation illicite des ressources naturelles.
« Il y a beaucoup de flux en minerais qui passent par nos frontières et qui vont dans les pays voisins, avec la complicité de nos propres compatriotes », a-t-il déclaré.
Alors que les statistiques révèlent que le Sud-Kivu enregistre à ce jour 63 groupes armés avec plus de 13.000 combattants, la société civile thématique Mines estime que le problème réside dans la gouvernance minière au niveau provincial.
In fine, cette structure citoyenne déplore l’implication de certaines autorités politico-administratives et même des services de sécurité dans la chaîne de la fraude minière.
En octobre 2021, le ministère des Mines avait validé près de 70 sites miniers au titre de « sites verts » au Sud-Kivu. Cependant, en dépit de ces nombreux sites, la province profite peu à cause de la contrebande.




















































