En République démocratique du Congo, les pratiques de corruption resurgissent dans les officines des Assemblées provinciales et les salons huppés des députés provinciaux alors que les élections des gouverneurs, vices-gouverneurs approchent à grand pas.
En effet, telle la pratique « Maboko banque » mieux connue par les agents des services publics de l’Etat, le Président de la République, Félix Tshisekedi est au parfum de la circulation des sommes sonnantes en échange des voix des députés provinciaux.
Le 12 mars dernier, il a échangé à juste titre avec la ministre de la Justice et garde des Sceaux, Rose Mutombo, au sujet du comportement des différents députés provinciaux soupçonnés de monnayer leurs voix auprès des candidats sénateurs et gouverneurs.
Magistrat suprême et garant du bon fonctionnement des institutions selon les dispositions de la constitution, Félix Tshisekedi a demandé à la ministre Mutombo d’échanger avec le Procureur général près la Cour de cassation pour qu’il puisse attirer l’attention des différents procureurs généraux sur tous ces bruits de corruption.
« Cela doit s’arrêter. On ne peut pas continuer à accepter une telle corruption à ciel ouvert. Il faut qu’il y ait des sanctions sévères pour tout celui qui sera attrapé en train de monnayer sa voix. Celui qui sera arrêté ne pourra que tirer les conséquences de son comportement », a averti la ministre de la Justice.
Initialement prévues respectivement pour le 31 mars et le 7 avril, les élections des sénateurs ainsi que celles des gouverneurs et vice-gouverneurs de provinces ont été reportées de trois semaines.
Le calendrier réaménagé , tel que publié par la CENI, prévoit la tenue des sénatoriales le 21 avril prochain et le vote des gouverneurs et vice-gouverneurs le 28 du même mois.




















































