La ministre de l’Environnement et Développement Durable a fait un état des lieux de la situation de glissement des terrains dans la vallée de la Ruzizi au Sud-Kivu survenu le 23 février 2024.
Dans ce rapport, Ève Bazaiba indique que sa gravité est non seulement le fait de la boue qui y est déversée et bloque les cours de la rivière Ruzizi qui serpente la vallée, mais aussi la destruction de la frontière naturelle avec le Rwanda, sans oublier le risque des inondations sur la ville d’Uvira et de Bukavu dû à ce blocage de la cours d’eau de la Ruzizi.
Selon la ministre de l’EDD, les récoltes agraires de cette année et la desserte en électricité risquent de subir un « sérieux » problème, avec comme conséquences, la famine et les coupures d’énergie électrique.
« Bien plus, avec les velléités expansionnistes du Rwanda voisin, il y a risque de falsification des limites de frontière entre nos deux pays profitant justement de cette situation », a-t-elle alerté.
En guise de solution à long terme, Ève Bazaiba suggère la mise en place d’une Commission interministérielle chargée d’évaluer diligence les besoins et de coordonner l’action sur terrain.
Ladite Commission aura pour mission de mobiliser des fonds avec la main d’œuvre de l’Office des Routes, l’Office des Voiries et Drainage et le Génie Militaire pour débouer le cours de la rivière afin de prévenir le risque imminent des inondations.




















































