Chose promise, chose due. Le gouvernement a entamé la construction des points de vente en faveur des maraîchers de la République démocratique du Congo.
En effet, le premier du genre dénommé « Assiette du Peuple » a été construit à Kinshasa, capitale de la RD Congo, dans la devanture de l’immeuble abritant le cabinet de travail du ministre de l’Agriculture sis au croisement de l’avenue Batetela et du boulevard du 30 juin, dans la commune de la Gombe.
Réponse à la préoccupation du Président Tshisekedi suite à la situation des maraîchers dans l’hinterland de Kinshasa, « Assiette du Peuple » est un marché conçu afin de constituer un modèle pour le reste des 24 communes de la mégapole congolaise, avec la possibilité d’être répliqué à travers toutes les 25 autres provinces restantes.
Outre la construction des points de vente (marchés), le ministre de l’Agriculture José Panda Kabangu a indiqué vendredi dernier que pour répondre à cette préoccupation du Chef de l’État, il a été convenu avec les parties prenantes de mettre également en place des centres de lavage et de conservation, des installations frigorifiques de produits des maraîchers, notamment les fruits et les légumes.
Cette démarche entreprise par le ministère de l’Agriculture s’inscrit dans le cadre des actions menées par le gouvernement afin de conduire à la baisse progressive des importations ; en visant notamment l’amélioration de la productivité des cultures, par l’augmentation des superficies à emblaver, l’amélioration du taux de mécanisation du dispositif de la production agricole.

Les objectifs principaux poursuivis par ces actions sont d’accroître la production locale, réduire la famine et améliorer les réponses aux crises alimentaires et nutritionnelles.
Dans cette perspective, José Panda annonce avoir signé des contrats de fourniture des tracteurs et autres équipements agricoles avec des sociétés locales.
Après ces paiements sur fonds propres du gouvernement, le ministère de l’Agriculture a réceptionné un premier lot des tracteurs qui seront bientôt mis à la disposition de la population.
Le gouvernement révèle que la distribution de ces engins est attribuée aux principales confessions religieuses de pays.
90% de légumes frais produits par les sites maraîchers à Kinshasa

En 2020, un rapport de l’Agence Congolaise de la Transition Écologique et du Développement Durable (ACTEDD), un service spécialisé de la présidence indiquait que les sites maraîchers produisent environ 90 % de légumes frais consommés à Kinshasa.
Du fait de la demande en main d’œuvre, les cultures maraîchères permettent de lutter contre le chômage et d’occuper de nombreuses familles pauvres. Elles contribuent de manière essentielle à la sécurité alimentaire, à la diversification de revenus et ce faisant, à la lutte contre la pauvreté.
La consommation moyenne des légumes à Kinshasa est de 25 kg/personne/an correspondant à près de 70 g/jour. Cette consommation est inférieure à la moitié du minimum recommandé par la FAO et l’OMS, qui est de 400 g par personne et par jour.
«La ville de Kinshasa consomme environ 150 000 tonnes de légumes par an, et la demande augmente de 3-5 % par an », précise ce rapport.
Les produits bruts et les revenus agricoles familiaux par are générés par quelques cultures maraîchères sont respectivement de 75 USD et 30 USD pour l’amarante, de 315 USD et 260 USD pour l’oseille de guinée, de 188 USD et 127 USD pour la patate douce (feuilles), de 390 USD et 240 USD pour l’aubergine, de 900 USD et 763 USD pour le piment, de 600 USD et 513 USD pour la tomate, de 692 USD et 640 USD pour le gombo.




















































