Par l’entremise du Bureau pour l’assistance humanitaire (BHA) de l’USAID, l’administration Biden a annoncé une allocation de deux (2) millions de dollars américains d’assistance humanitaire d’urgence en faveur des sinistrés, victimes des dernières inondations dans quelques provinces en République démocratique du Congo.
Ce financement qui devrait appuyer la réponse du gouvernement de la RD Congo aux besoins les plus urgents des populations touchées dans les provinces du Nord Ubangi et de la Tshopo, ce vise également à fournir des articles ménagers essentiels et des matériaux pour la construction d’abris à 7000 foyers-environ 44 800 personnes dans les deux provinces. Ceci inclut, sans que cette liste soit exhaustive, de l’aide alimentaire et de subsistance, ainsi qu’un appui dans le domaine de l’eau et de l’assainissement pour garantir l’accès à l’eau potable.
« L’ONG ACTED mobilisera aussi son initiative de recherche, REACH, pour effectuer une analyse de données et établir une cartographie d’impact après catastrophe pour les intervenants gouvernementaux et humanitaires, afin d’améliorer la préparation aux catastrophes en perspective des chocs d’inondation futurs », indique l’ambassade américaine en RD Congo.
Des pluies exceptionnelles ont fait monter les eaux du fleuve Congo à environ six mètres au-delà de son niveau le plus haut depuis 1961, donnant lieu à des inondations massives dans une dizaine des 26 provinces de la République démocratique du Congo dès la mi-janvier 2024.
Ces inondations ont fait 221 morts, 625
blessés et 282.665 ménages touchés.
Quant aux dégâts d’infrastructures de base, il a été dénombré 67.519 maisons, 1.528 écoles, 267 établissements des soins de santé, 211 marchés et 146 routes endommagées.
Selon le gouvernement congolais, les provinces de l’Équateur, de Kinshasa, du Sud-Ubangi et de la Tshopo sont les plus touchées par ces inondations. La ville de Kinshasa est aussi affectée d’une manière particulière et dramatique. La cité du fleuve est sous eau, plusieurs quartiers sont inondés suite à la crue excessive des eaux du fleuve Congo et de nombreuses rivières qui jonchent la ville, notamment aux quartiers Mososo et Ndanu dans la commune de Limete, quartier Bitshakutshaku à Barumbu




















































